QUERELLE - journal intime, mais non confidentiel, de Nicolas Raviere

C’était très intime et cela pourrait l’être encore plus, je veux dire : sexuellement. Tout de suite, le mot est lâché, claque comme le fouet sur une peau satinée, une lichette d’alcool, suspendue aux lèvres d’un nouveau né. Je ne plaisante pas.

30 octobre 2007

Chibre et Cochonnaille

bouc


J’ai rêvé que je cédai avec bonheur aux avances d’un gros porcelet de ma connaissance - non pas que les rondeurs me déplaisent; tout dépend, à vrai dire, de qui les porte, de comment elles sont portées ; je préfère même souvent aux muscles des formes naturelles, mais lui est une figure telle de cauchemar qu’à l’acceptation d’un rapport sexuel avec lui, j’aurai dû me réveiller, tout en sueur. Pollution nocturne impossible.

C’est moi qui l’ai cherché. Contraire du monde réel. Dans le rêve, il conduit des camions, il est routier - fantasme de foire. Et moi, je monte dans son camion exprès, et lorsqu’il conduit sur les autoroutes aspergées d’un soleil meurtrier, je pose mes mains sur l’étoffe de son jean, non loin de son paquet, machinalement et lui décoche un petit sourire prude. Lui, avec son rictus de pervers, me répond. Il émet un son de pure perversion, un hoquet de père Noël : hé hé. La Tyrolienne des fous. Et moi je continue de sourire.

On arrive tous les deux dans un hôtel du genre formule un, aseptisé, géométrique, aux odeurs de nicotine qui me perforent les narines, irritent mes yeux. Je suis excité. Je le veux. Il ressemble à une femme enceinte, travestie dans une chemise de bûcheron. Ses saillies mammaires sont celles d’une truie, transformée en femme, pendouillant inexorablement derrière les poches de sa chemise.

Sur le lit, il commence à me farfouiller avec son groin et je mesure déjà l’horreur de ma folie. Lorsqu’il enlève sa chemise, des collines de graisse se mettent à gigoter à la manière des vagues, sur un plan vertical. J’ai le mal de mer, la nausée : je me soumets. Il sort son sexe. Un sexe veineux et épais, pas forcément très long, aqueux, violacé et dégoûtant, qu’il masturbe longuement. L’œil hagard, je me dis : pourquoi pas. Je n’aime pas les sexes veineux.

« Nicolas me dit-il, espèce de salope, regarde, regarde, je vais te montrer mon petit secret. »

Je me demande bien de quoi il veut me parler : quel genre de secret un tel suidé peut-il avoir ? Je le regardai, feignant un air pénétré, curieux, mais ne lui décochai pas la moindre parole. J’attendais qu’il me montre son secret. Il dévoila, sous son chibre, une seconde verge, une seconde queue, un tout petit pénis de quelques centimètres, comme un sexe de bébé en érection, qu’il faisait gigoter en le pressant avec deux de ses doigts, et il riait, riait de son rire porcin. Hé hé hé. La Tyrolienne des fous.

* 

Je me suis réveillé sur cette image horrible, grotesque. La réalité souvent semble bien fade, face aux féeries que peut façonner notre inconscient, à partir de matériaux concrets cependant, mais j’y trouvai là un refuge qui me convenait, malgré l’aspect déceptif que peut engendrer le réel, sa platitude.

 Syndrome d’Icare : J’étais transporté, je volai et je suis tombé, ailes de cire brûlées. Je me suis fendu le cœur en deux. Je me suis fourvoyé. Lui est un chirurgien, qui m’a confié ces ailes maudites ; j’ai trop voulu voler, donc je me suis élancé. Mort, tu m’as soufflé mon plus atroce cauchemar, signe que je suis désigné à l’Enfer.

Posté par Querelle à 15:36 - VII. La Vie des Songes - Le coin des lecteurs [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2007

Fucking Narcisse


Aujourd’hui anniversaire de chair, 31 ans, Saint Narcisse ; j’avance d’un an sur le cadran. Je regarde mon corps, il me semble qu’il a encore changé. Je suis loin, si loin de l’agitation de l’année précédente. Je stagne dans le calme, dans l’expectative, toujours plus aigri, dégoûté des choses de la vie, toujours plus enclin à écrire et ne faire que ça, me réduire en quintessence et me projeter, m’étendre au-delà de mon moi et surtout de ce corps que je ne reconnais pas.
J’ai rêvé cette nuit de sa venue ; j’ai vu son visage derrière le judas et je lui ai ouvert car à vrai dire je n’attendais que ça, comme un mourant invitant la mort dans son lit, pour ne plus souffrir. Alors, je serai euthanasié. Il n’y a pas de judas à ma porte.
Je n’ai pas écrit une ligne depuis 15 jours dans ce maudit journal ce qui ne signifie pas qu’il ne s’est rien passé, c’est tout le contraire car vivre ce n’est pas raconter. Mais il est là qui m’attend, format Word, avec ces promesses d’hermétisme, de transparence, comme une femme amoureuse qui tait son amour. Il me dit : épanche-toi, et tu iras mieux. Pourtant, l’heure de passer aux aveux complets n’a pas encore sonné.
Je dirai simplement, succédané :
Mon plus bel anniversaire est celui que je n’ai pas eu.
Au delà du judas, probablement. Il n’est pas de judas.

 Enigmatique : La fleur a noyé le jeune homme, quand elle s’est développée, sous la forme d’une rose, tout juste éclose, dans un monde ouaté, à la confluence de deux époques révolues. Cette fleur de peau est faite d’aspérités, douce, au confluent des éléments. Transitant vers la grâce, elle ne connaît que l’incompréhension des crachats.

 


Posté par Querelle à 13:50 - I. Au Fil des Jours - Le coin des lecteurs [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2007

Miroir des Fleurs

Ci-Dessous ma participation à la consigne 56 de l'atelier d'écriture Paroles Plurielles.



Miroir des Fleurs


Mauvaise surprise, le quai du métro est noir de monde !

Mais je me suis engouffré dans la brèche. Mortel parmi les mortels. Minute mortelle. J’étouffe parmi les vivants. J’attends.

L’absence d’éternité me pèse.

Des créatures adipeuses et de sveltes naïades s’enfoncent dans les profondeurs et me submergent. Je sens du Jasmin, de lourds parfums de Vanille, de Rose, d’Iris. Je défaille. Je jouis du monde terne mais parfumé qui s’offre à moi, quand s’ouvrent les portes du métro, où nous nous entassons, dans une proximité essentielle, superficielle.

Un inconnu me regarde.
Je le sens.
Ses Iris bleutés rencontrent mes yeux vairons. Je sais, je sens, qu’il m’aime.

Et je l’aime aussi. Nous ne nous reverrons plus car comme les vagues, je disparais, mon corps d’un mètre quatre vingt, happé par des géants, comme réduit en poussière : une équipe de rugby, des arbres, des colosses, des molosses aux mâchoires carrées, me plaquent contre la porte arrière, où mon corps se compresse. Détresse. Je ne suis plus qu’un tas d’os : l’inconnu est perdu, perdu pour toujours - les Orchidées sont éphémères.

Submergé, je ne parviens pas à me dégager de ces corps monumentaux, je me sens risible, la Pâquerette qu’on écrase. Je rate la station. Je serai en retard. L’amour perdu, quelle importance d’être en retard, d’être à l’heure, d’être au monde ?

J’affronte cette station mystérieuse que je n’ai jamais vu, pour y voir un entrelacs de miroirs biscornus, plaqués contre les murs ternes, en quatre filaments longilignes comme des tiges, montant au ciel, paradis de béton. Et, dans chaque miroir, mon visage sème mille reflets, où je crois voir l’Orchidée. Je me retourne, ivre d’espoir, geste emporté, pour me rendre compte qu’en ce monde bétonné, ne pousse aucune fleur, n’en reste que les parfums futiles et éventés ; seul au monde, figé dans un monde en mouvement, j’aurai dû me douter que ces miroirs sont déformants.

Citation : Le Pianiste (Nuits Closes)

« Le pouvoir de la musique est immense et chacun de nous en qui sommeillent des sentiments assimile des mélodies à des sensations, des événements, ou bien des personnes chères qui, parfois, ont disparu… »

Nicolas Raviere – Le Pianiste in  Nuits Closes

Télégramme.


J’ai retrouvé ceci, ça date d’il y’a un an et demi. Substitution de quelques lignes, aucune valeur ajoutée. Pour ceux qui aiment la récurrence. Je livre presque tel quel.

Etrange de relire ça.

 

Télégramme

 

 

Réveil sensible - STOP - le corps comme du plomb - STOP - L'esprit idem - STOP
Se perdre dans un café, un décaféiné, un thé au gingembre - STOP
Quelque chose me dit qu'une lettre m'attend dans ma boite aux lettres - STOP
Je n'irai pas la chercher - STOP
J'ai toujours cette envie sinueuse de casser le miroir dans la salle de bain - STOP
Se perdre dans un café, un décaféiné, un thé au gingembre - STOP
Quelqu'un quelque part pense peut-être à moi : mon oreille ne siffle pas - STOP
Mais moi je pense à quelqu'un - très fort - STOP
Pas de nouvelles de lui - STOP -Pas de mail - STOP - Est-il mort au Soudan? - STOP
Ou bien est-il comme tout le monde? - STOP
Je refuse d'y croire - STOP
Il est la différence même - STOP
Mais je ne suis pas triste - STOP - je sais l'attente - STOP
Mais attendre quoi? - STOP
J'ai l'impression d'être à Silent Hill - STOP
Un ami m'a dit un jour : tu devrais les regarder avec de vrais yeux - STOP
Mais je n'ai jamais compris ce que sont de vrais yeux - STOP
Les miens ne sont peut-être plus les miens, alors (oublie volontaire du mot : STOP)
Je ne vais rien faire aujourd'hui - me perdre dans les vapeurs -STOP
Raconter ma vie ici - STOP
Ce n'est pas apocryphe, c'est métaphorique - STOP
Ouvrir mon roman et renoncer encore une fois?- STOP
Y'a t'il le mot masturbation écrit en rouge sur mon agenda? - STOP

On me demande si je suis gros, parce que j'ai le visage rond - STOP
Passionnant - STOP
J'ai l'impression encore ce matin d'être un labyrinthe sans porte de sortie - STOP
J'écoute L'Incendie - STOP
Tes confessions puent, salope - STOP
Je déteste les blogs inconsistants, bourrés d'images - STOP
Je déteste que la futilité emporte l'adhésion, monde pourri, cerveau détruit - STOP
Je sais que mon corps est fait pour me transporter... la belle affaire (pas de stop)

 Mais je suis le petit garçon boutonneux du fond de la classe - STOP
A qui personne ne parlait, ne parle... si ce n'est à des fins sans issues - STOP
"les enfants se cachent pour se caresser" : les salauds - STOP
Je suis un salaud - STOP

Je n'ai pas de TORSE, je ne suis pas un homme - STOP
Mais je ne suis pas une femme - STOP
Je ne peux pas être ce que je comprends pas - STOP
Je ne me comprends pas toujours : suis-je donc moi? - STOP
Mais je n'ai pas la sensation d'être quelqu'un d'autre - STOP
Je ne comprends pas une partie de l'unité - STOP
L'unité est une entité - STOP

 

Je pense déjà à demain, aujourd'hui est un jour parenthèse - STOP

Posté par Querelle à 00:01 - III. Stratisme - Le coin des lecteurs [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2007

Eraserhead - reduction de la tête

Eraserhead condensé, Eraserhead pour les nuls.


(Blasphème - Blasphème - Blasphème - Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème -Blasphème - Blasphème - Blasphème)

Mais tu pourras briller dans les salons
(fleuris de l'aristocratie?)

Posté par Querelle à 10:23 - Le coin des lecteurs [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2007

Hors Saison


Sur le rebord de la fenêtre, une abeille qui s’est trompée de saison. Elle essayait de marcher, sans trop y parvenir. Elle n’avait plus qu’une antenne, qu’elle grattait avec ses petites pattes. Qu’allait-elle faire, perdue ainsi pour elle-même ? Le suicide n’est pas une solution : j’ai cru qu’elle allait s’empaler avec son dard, déchirer son abdomen en deux, se perforer. Gésir, puis mourir. Car il y’avait cette chose drue qui palpitait non loin de son abdomen, et qu’elle semblait vouloir extraire d’elle suffisamment de force. Mais quelle force ? A quelle fin ? Un tel animal a-t-il conscience de sa propre finitude. De même qu’un instinct de survie, un instinct de mort ? Et puis, elle s’est approchée du vide. 2 étages. Dangereusement. Et elle a fait quelque chose que je n’attendais pas d’elle, que je n’attendais plus : elle a quitté son promontoire, en planant, pour sortir du cadre de mes yeux, et de mon existence. Ce qui pourrait être une métaphore sans doute, n’en est pas une. Et puis trois abeilles ensuite sur le toit du monde. La fascination retombée, rentrer chez moi dormir, en pleine après-midi. Le dimanche, c’est silence. Est-ce vivre qu’être hors saison ?

Posté par Querelle à 15:13 - I. Au Fil des Jours - Le coin des lecteurs [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2007

Tribulation d’une perruque – la femme aux deux visages (épisode – 1)

Brune


Cette histoire de perruque, ma foi, n’est pas nouvelle. Du domaine de la fascination. Lorsqu’il est, en toi, en ta mémoire - la mémoire est comme un puzzle, ou un tableau peint à l’huile, éminemment craquelé, il est une technique qui te permet de te souvenir des choses : la concentration : respiration régulière, au calme, conserver l’air à chaque fois quelques secondes dans les poumons, l’y maintenir de plus en plus, s’immerger dans une intimité profonde et silencieuse qui disparaît peu à peu, parce qu’on en fait abstraction, pour procéder au grand questionnement en fixant du regard une flamme de bougie, jusqu’à ce que la découverte de la réponse se fasse claire en nous, au sein même du feu qui la suggère. Fire walk with me, si tu veux. Aucune secte là-dessous, juste un principe, libre qui plus est, comme tout principe se doit de l’être. Et je me souviens d’elle, qui avait marqué dans mon enfance une étape particulière : celle de ressentir pour un être humain une sorte de fascination qui n’est pas du fanatisme, comme celui qu’on peut ressentir vis-à-vis d’une pop star (ou d’une rock star, ou d’une actrice, ou toute autre icône plus moins factice et plastifiée) ou celle, plus naturelle, mais tout aussi aliénante, qu’est la sacro-sainte relation à la mère. Il s’agissait là d’une fascination pour une femme duelle qui dévoilait, lorsqu’elle portait sa perruque brune, un maquillage autre, un lourd secret, où se tramait quelque chose comme un drame, sur fond de prostitution. L’enfant avait ressenti tout ce mystère, probablement une création de son esprit, mais la créature paraissait si différente devant ses yeux - selon qu’elle était blonde, habillée ou nue, ou brune. Car le soir, naturelle, elle se promenait nue, avant le repos des corps et, quand elle disait au revoir, la nuit venue, son corps exquis et sa poitrine opulente transfiguraient l’espace aux douces lumières et lui donnait une dimension maternelle. En brune, il y’avait quelque chose d’agressif, de différent qui se dessinait en elle, comme le réveil de l’amante, d’une femme fatale, d’une femme Drame. Sa fissure apparaissait, son visage nouveau laissait transparaître quelque chose de profond, de la peur, aussi. Elle m’avait confié qu’elle mettait cette perruque pour échapper à quelqu’un, lorsqu’elle allait seule en ville, parce ce que « quelqu’un du passé » lui voulait du mal. Il ne fallait pas qu’il la reconnaisse. Elle, la blonde sous la femme brune. La vraie sous l’écorce. Précision exquise du mystère. Et donc, quand elle était seule et qu’elle partait, elle portait toujours cette étrange perruque, me confia-t-elle. Mais moi, je ne l’ai vu que deux fois, ainsi transfigurée, et ces deux fois elle m’avait fait grande impression, tout autant que chaque nuit, lorsque, naturelle, elle venait, nue, me saluer, dans l’encadrement de la porte. Devant cette femme aux deux visages, capable de toutes les métamorphoses psychiques, impénétrable et filante comme un mystère insaisissable, l’enfant Nicolas s’était toujours dit qu’il en serait de même pour lui un jour - bien que portant en lui, sans même le savoir, équivalente dualité. Nicolas comprenait qu’elle cachait un secret et cette énigme l’attirait irrépressiblement. L’enfant aurait été choqué de la voir, le dernier jour, en Brune, avant que de repartir de cet étrange pays, mais le cosmos en a décidé autrement. Pourtant, ce dont il s’est toujours souvenu, jusqu’à quelques jours, c’est de cet entrelacs féminin, dans l’encadrement de la porte, ce corps si peu lointain et inaccessible, accompagné d’une voix muette à jamais, muette parce que nue, dans la lumière orangée du soir.


Posté par Querelle à 19:15 - III. Stratisme - Le coin des lecteurs [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2007

Errances de L'autobiographe

Ecrire son autobiographie, c’est fouiller comme au fin fond de ses entrailles mémorielles, arracher à ses viscères émotifs des sursauts, des faits, des mots, des non situations, qui marquent - des relents. C’est redevenir soi, en ombre, une seconde fois. Soi-même en négatif. Une voix dit : ne développe pas ce que tu étais, laisse ces choses-là en suspend, il n’est pas besoin de remonter si loin quand on sait que c’est le passé, ces couleurs, les différentes portes qui se sont ouvertes, qui te détermine, tel que tu es à présent, entrant dans une maturité que ton âge même certifie.

Je n’en suis pourtant qu’à la séquence de la cantine et cette fois-ci, c’est quelque chose d’anodin. L’anodin est nécessaire, il consolide tout ce qui se tisse autour, tout ce qui le dévore, comme un monstre à sept têtes. Ecrire sur soi, c’est non seulement donner une nouvelle existence à l’hydre, tout autant que la guillotiner. Hier soir, j’ai repris les armes.

Posté par Querelle à 15:00 - V. La Cantine des Idées - Le coin des lecteurs [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2007

Silencio

Il est une règle dans ce blog : le dimanche, c'est silence.

Et pourtant, j'ai beaucoup de choses à raconter.

Posté par Querelle à 08:47 - Le coin des lecteurs [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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