QUERELLE + querelles = Querelle(S)

Au singulier comme au pluriel, Querelle, c'est le journal intime, mais non confidentiel, de Nicolas Raviere, où il est question de toute autre chose, parfois, que de simples querelles.

15 juin 2009

L'Odeur du Télégramme

Fracture en ce blog de béton. Stop.

Je voulais acheter un parfum pour maman, pour la fête des Mères, mais je me suis dit que Poison n’était pas très indiqué, me confiait ma sœur ces jours derniers, et quant à moi, ce que je n’ai pas dit, c’est mon attachement fortuit et déraisonné à ce garçon avec qui je passe le plus clair de mon temps libre. En effet, cela va faire un mois que le loup et le renard se sont acoquinés ; c’est bien simple, ces deux-là ne se quittent plus. Il n’est désormais plus question d’être étonné, ou d’être étonnant. C’est hors-saison, et hors raison.

Nous avons trois points « commun » : celui, évident, d’aimer les hommes, celui, qui ne nous a point rapproché, d’avoir des parents cancéreux, et, enfin, étrange coïncidence, celui de partager le même nom de famille, nonobstant la syllepse.

J’ai très peu parlé de lui, que j’ai rencontré voici trois mois, dans un cimetière, le cimetière de la Guillotière : c’est en ce lieu éminemment silencieux, que d’aucuns qualifient de morbide, parce qu’ils sont coincés dans leurs schémas pathétiques et clichés nauséabonds, que nous nous sommes rencontrés, sous l’égide du Miracle de la Rose. Sans doute m’est-il important, pour que j’omette de raconter nos périples, et ce que je ressens. Lui, l’opposé, garçon en négatif, n’a de cesse de nous photographier, sous toutes les lumières, à bout de bras, se constituant un album qui m’effraie tout à fait.

Toutefois :

Nous nous sommes enlacés, à la confluence, sur la pointe de la Presqu’île, là où le Rhône et la Saône se rencontrent, se mélangent et ne deviennent qu’un. Ce n’était pas prémédité.
Nous passons des heures à ne voir que nous ; le monde comme arrêté.
Nous sommes deux à nous inquiéter de la disparition d’un muffin dans l’affable séjour : serait-ce un coup de la vilaine boulangère ?
Nous souhaitons nous dire des choses, mais nous les réprimons ; sans doute nos yeux parlent à la place de nos lèvres, selon leur brillance, l’intensité, parmi la douceur, et la morsure.
Nous refoulons l’aquarium.

Hier enfin, nous nous sommes adonnés, malgré nous, à la télépathie.


Autres aveux

Il me semble t'avoir déjà dit que le bonheur (pardon du gros mot) te va bien. Salut, petit frère.

Avoué par calystee, 15 juin 2009 à 23:07

très beau texte. Cela change d'un certain cynisme un peu torturé. Goute bien chaque moment :)

Avoué par Farfalino, 15 juin 2009 à 23:27

"A la pointe de man attend j'ai photographié l'instant d'après..."

Avoué par laurence, 16 juin 2009 à 03:29

C'est bien sympathique cette histoire. Grmmf. Je suis jaloux.
Des bises Nicolas.

Avoué par Ouam-Chotte, 16 juin 2009 à 15:30

Télétransmission

Calyste
C'est vrai que c'est beau, le bonheur, de le vivre. Mais j'aime aussi le souffre et la tragédie !
:)

Farfalino
Je ne goûte pas, je déguste, c'est ce qu'il faut faire, de même que la gastronomie.
Le cynisme fait quand même de bonnes barres protéinées.

Laurence
C'est quoi la pointe de Man ?

Ouam Chotte
Elle le serait sans doute moins pour toi, sans Miracle de la rose. Jt'embrasse aussi ^^

Avoué par Nicolas, 16 juin 2009 à 16:22

ça surplombe l'orchestre...et les coeurs...

Avoué par laurence, 16 juin 2009 à 23:12

déguster est le mot exact en effet.

Avoué par Farfalino, 17 juin 2009 à 00:07

You can take it

Laurence
Tant que ça le plombe pas :)

Farfalino
Il faut toujours savourer, parce qu'un jour, l'assiette est vide ! ^^

Avoué par Nicolas, 17 juin 2009 à 18:42

Passer aux aveux







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