30 juin 2009
Melting Pop
Un homme sur le
toit change les tuiles, point les miennes qui suis dans la tuile : c’est ainsi
que l’on dit, n’est-ce pas ? Le fric, c’est chic, quand on en a. Ou pas. C’est
dingue, les considérations matérielles qui viennent se greffer sur nos
préoccupations dès lors qu’on partage sa couche de façon périodique et qu’on
décide, avec ce coussin saveur doudou, de partager beaucoup de choses. Vivre
d’amour et d’eau fraîche, c’est là pure utopie : tu dois manger 5 fruits et
légumes par jour, idiote cacochyme, afin de survivre dans ce monde vitaminé !
L’amour subit
les variations du haut, et du bas. Une voyante médiumnique acharnée, payée 10 fois le SMIC, ne dirait pas mieux. Le
Haut et le Bas, tu prends ceci exactement comme tu le veux, en libre-service,
ou pas. Mister Renard est affairé par l’organisation chaotique et infiniment
pragmatique de son nouveau chez lui, si bien qu’il semble me mettre un peu de
côté : adieu collocation, c’est une nouvelle vie qui commence. Quant à moi,
n’ayant plus de temps pour moi, partagé entre l’incertain tandem Love et
Arbeit, j’ai la patience d’une vipère, le dynamisme anémié d’une victime de
ténia.
Le boulot,
c’est intense : je sens mes cheveux se délier de ma tête un à un, mon appétit
de disparaître, syndrome casper, et donc, tu l’as deviné : je n’écris plus
parce que le temps manque et ce manque est cruel. Je ne le dirai jamais assez.
Merci Bergson pour l’élaboration point trop fastidieuse de ta théorie concernant
le temps subjectif, et de ne point avoir fourni d’antidote certain, afin de le
manipuler à notre guise, l’ennui n’étant pas une arme, quand on est assailli.
Enfin, que dire
d’autre pour fignoler ce tableau de platitude : j’ai subi cette visite médicale
de routine, dans un centre de médecine préventive : quid du CAP médecine ? Je
me suis cependant fait palper l’aine, détection d’une prune hypothétique chez
un sujet de trente ans. Vous fumez ? Sans doute la seule question médicale
pertinente. La visite médicale des trois jours était bien plus productive - et
couillue : malaxage intensif des testicules, souplesse testée en tenue d’Adam,
le médecin reluquant le croupion d’une possible recrue. Un charmant garçon
m’avait également proposé de goûter son saucisson : ce n’est point là métaphore. Bien des
choses se perdent, en ce monde. Même ce satané stéthoscope n’est plus si froid !
25 juin 2009
Ich Auch
Il semble
prendre, mon renard, belle illusion, de petites distances, pour ne point
m’étouffer et moi de le vouloir toujours plus auprès de moi ; dynamique
amoureuse incertaine qui fait que nous ne nous phagocytons pas, et puis, quand
il me voit, que nous sommes plongés dans les bras l’un de l’autre, suspendus
dans notre dimension, si loin des turpitudes et des rituels, il me claque qu’il
m’aime dans trois langues, et moi de lui répondre dans ces trois même
langues ; mais, au delà du langage, il est des scintillements, des étoiles
incrustées dans les yeux, qui ont devancés ces déclarations.
- Je savais que
tu m’aimais, mais tu ne voulais pas le dire. Tu te retenais.
- Toi aussi,
sans aucun doute.
C’était une
nuit, fin de printemps, nous étions alités, tous les deux, chacun de notre côté,
pour ne point nous souder par l'accablante chaleur, pour ne point se gêner :
nous étions fatigués. Lui ne bougeait pas, je ne trouvais pas le sommeil ;
il était tard, beaucoup trop tard : le bonheur n’était plus qu’un parfum
évaporé, sur la soie de nos tissus. Les désirs, édifiants, étaient apaisés, les
labeurs, oppressants, fraîchement digérés, la sensation d’être là, terriblement
pesante. L’inquiétude m’avait saisi, et il m’était impossible de m’extraire de
son étreinte.
- Tu ne dors
pas ?
- Non, je n’y
arrive pas, et toi ?
- Non plus, je
sais que tu dors pas. Qu’est-ce qui se passe ?
[….]
Télépathie, et
empathie.
Le dragon peut
très bien me fondre dessus, m’appeler par ma fonction, me déshumaniser, me
terrasser, lors même que, rassasiée par sa vie opulente, elle n’est point trop
vautour depuis que je suis sa Barbie obéissante, claquemurée dans le coton
blanc ; la prune peut très bien voyager dans l’architecture alambiquée qui
structure mes rêves, incrustant des stigmates dans la chair originelle, ou bien
mon corps dépérir, flétrir, gésir à jamais dans une paralysie monumentale, de
celle qu’imposent les rêves quand des bêtes sourdes et cruelles rodent autour
des corps statufiés, je sais qu’il est là, pas très loin, et qu’au petit matin,
il ira chercher, dans son beau panier, des petits croissants, et qu’il me
donnera la main, dans le métro, quand je penserais : ce serait bien, qu’on
se tienne la main, maintenant. Et sa main ne tardera pas à joindre la mienne,
tu peux en être sûr.
22 juin 2009
Contre Ariane
Mon
inconscient, accointance inéluctable, se charge de me rappeler quand vient la
nuit que ma mère peut mourir, représentant des théâtres obscurs où elle
trépasse sous mes yeux, puisque je n’y pense pas si souvent, le jour, à elle,
sa maladie, après de longues semaines d’angoisse, passées à m’en extraire : je
l’appelle désormais tous les deux jours, mais le boulot monopolise, le renard
hypnotise, et ce roman que j’ai envie d’écrire, et qui menace de ne jamais
naître, ne germe qu’en idée dans ma caboche, squatte en permanence la ram libre
de mon cerveau déliquescent d’homme pressé : ce n’est jamais assez !
Moi, dans tout
cela, j’en oublie de prendre ce temps qui m’est si cher, pour moi, pour ne me
consacrer qu’à mon humble personne, détaché des confluences sociales et
flatulences mondaines : déréliction, introspection, procrastination. Néanmoins,
j’ai le plaisir de trouver à la dérobée quelques instants à accorder à la
masturbation, mécanique sexuelle des danaïdes, irrigation, pompe du cœur. Et quelques minutes à accorder à mon journal,
qui n’est plus que sa propre parodie, sous une immense paradière laissant
filtrer le ciel, les étoiles, et la nuit, les semences d’une métaphysique
douteuse qui frôle le quotidien.
Le bonheur me
va, comme il va à chacun d’entre nous, mortel, nous conférant, l’espace d’un
temps plus ou moins défini, une grâce divine, une force sereine, de grandes
illusions qui voilent vaguement la noirceur du monde qui nous entoure, ce
chemin sinueux qui n’est que finitude : les fleuves ne se jettent-ils pas dans
la mer ? Le bonheur me retient, salopard, quand je transite par la gare, de m’y
arrêter tout à fait, pour acheter un aller et retour pour le pays des prunes,
ce pays où le temps et la vie ne sont pas suspendus. Je hais cette mécanique,
et l’égoïsme qu’elle sous-entend.
19 juin 2009
ειρωνεία
La saison du
désir, lancinante, accablante, halitueuse, laisse d’innombrables cadavres de
possibilités, au détour des rues, dans le tramway, le métro, alors que mon cœur
est pris, irrémédiablement volé, injustice quant aux cycles amoureux,
nonobstant l’astrologie ; c’est une raison valable, cette exhalaison hors
l’épiderme, et magnétique, de marcher la tête haute, et plus encore de filer
droit, à la façon d’une movie star qui se façonne, quand la chance tourne, loin
des idées grotesques et farfelues de come-back. - Mais j’appréhende la
déchéance, de ce moelleux nuage où nous nous sommes hissés, à la force de nos
bras et de nos espoirs.
18 juin 2009
Foxy Boy
Petit, petit, petit :) Viens voir maman !
17 juin 2009
L'Origine du Renard
Cette forme de
communication prend parfois des formes inquiétantes : hier, par exemple, mû par
des motifs sibyllins inconnus de ma raison, sans motif aucun, je me suis emparé
de mon téléphone portable, et, à cet instant précis, tenant l’insignifiant
boitier de plastique dans mes mains, j’ai reçu du renard un message, odeur de
télégramme : étrange coïncidence.
- Flippante
coïncidence ouais.
Lui, c’est le
renard.
Que sait-on au
sujet du renard, si ce n’est qu’il erre seul, dans la forêt, qu’il a le pelage
doux et qu’il est carnassier, muni d’une mâchoire solide, d’une dentition
pointue ? Pourquoi le renard, donc, plus que tout autre animal de la forêt ?
Pour des raisons mythologiques - la mythologie n’explique-t-elle pas le monde,
qu’elle configure par l’élaboration d’une diégèse sophistiquée ; il a fallu,
pour le faire apparaître, lui, dans cette forêt précise qu’est mon journal,
qu’il puisse s’incarner, revêtir un vêtement qui lui ressemble, et qu’il
puisse, parce qu’il compte, choisir son uniforme, à son insu, que je ne sois
pas, cette fois-ci l’instigateur d’une incarnation. Je ne suis pas folle vous
savez lors même que, depuis que j’ai repris le chemin du labeur, je n’ai plus
toute ma tête ni mon temps.
Nous sommes
parti méthodiquement des confessions tissées par communications interposées,
via ce logiciel de messagerie instantanée dont il serait vain de faire la pub
en le nommant, et non avenu de tisser le panégyrique. Partant du principe qu’il
n’est pas question de divulguer les noms intimes et bon enfant dont nous nous
sustentons, et qui peuplent notre relation terriblement fraîche et par la même
gracile, lesquels surnoms sont scellés entre nos lèvres et qu’il s’agit de
faire exister un être humain dans une structure symbolique qui lui ressemble et
qui, pourtant, ne le représente pas (- Je ne suis pas Querelle, mais Querelle,
c’est moi. -), le renard est né de cet échange, dérivation d’une élucubration
sur la possibilité d’une vie extraterrestre :
X dit :
moi j'ai eu un lapin quand j'étais petit
X dit :
et je l'ai mangé ensuite ...
Querelle dit :
ah oui ?
Querelle dit :
et ça t as pas traumatisé ?
Lui dit :
non , ca va il était bon
Description :
C’est un renard
qui se gausse, n’a de cesse de rire à pleine dent, un renard qui file dans le
vent, et mordille les oreilles de sa proie, qui ne se débat plus - qui ne s’est
finalement jamais débattu - un renard qui, sans le savoir, préfigure une fable,
précède un conte dans cette arche de Noé qui regorge de mythes, déborde de
cadavres - et le bateau quitte le port, direction l’estuaire, prêt à remonter
le fleuve des désillusions.
15 juin 2009
L'Odeur du Télégramme
Fracture en
ce blog de béton. Stop.
Je voulais
acheter un parfum pour maman, pour la fête des Mères, mais je me suis dit que
Poison n’était pas très indiqué, me confiait ma sœur ces jours derniers, et
quant à moi, ce que je n’ai pas dit, c’est mon attachement fortuit et déraisonné à ce garçon avec qui je
passe le plus clair de mon temps libre. En effet, cela va faire un mois que le
loup et le renard se sont acoquinés ; c’est bien simple, ces deux-là ne se
quittent plus. Il n’est désormais plus question d’être étonné, ou d’être
étonnant. C’est hors-saison, et hors raison.
Nous avons
trois points « commun » : celui, évident, d’aimer les hommes, celui, qui ne
nous a point rapproché, d’avoir des parents cancéreux, et, enfin, étrange
coïncidence, celui de partager le même nom de famille, nonobstant la syllepse.
J’ai très peu
parlé de lui, que j’ai rencontré voici trois mois, dans un cimetière, le
cimetière de la Guillotière : c’est en ce lieu éminemment silencieux, que
d’aucuns qualifient de morbide, parce qu’ils sont coincés dans leurs schémas
pathétiques et clichés nauséabonds, que nous nous sommes rencontrés, sous
l’égide du Miracle de la Rose. Sans doute m’est-il important, pour que j’omette
de raconter nos périples, et ce que je ressens. Lui, l’opposé, garçon en
négatif, n’a de cesse de nous photographier, sous toutes les lumières, à bout
de bras, se constituant un album qui m’effraie tout à fait.
Toutefois :
Nous nous
sommes enlacés, à la confluence, sur la pointe de la Presqu’île, là où le Rhône
et la Saône se rencontrent, se mélangent et ne deviennent qu’un. Ce n’était pas
prémédité.
Nous passons
des heures à ne voir que nous ; le monde comme arrêté.
Nous sommes
deux à nous inquiéter de la disparition d’un muffin dans l’affable séjour :
serait-ce un coup de la vilaine boulangère ?
Nous souhaitons
nous dire des choses, mais nous les réprimons ; sans doute nos yeux parlent à
la place de nos lèvres, selon leur brillance, l’intensité, parmi la douceur, et
la morsure.
Nous refoulons
l’aquarium.
Hier enfin, nous nous sommes adonnés, malgré nous, à la télépathie.
10 juin 2009
Ange et Dragon : prêt à gerber
Les anges ne
sont pas les seuls à être creux et dans le monde, il est bien des dragons à
affronter, lesquels fondent parfois sur vous comme un rapace, pour vous arracher
les yeux, un peu de raison, un soupçon de self control. Vous comprenez
Nicolas, vous nous représentez, il va falloir désormais ne porter que des
chemises blanches, des chemises blanches vous comprenez, parce que là, là
franchement, vos chemises, c’est d’un triste, d’un triiiiste, on se croirait à
un enterrement. S’il le faut, je vous paye des chemises blanches. Ce
que le Dragon veut, il faut l’exécuter, sous peine d’être exécuté, guillotiné
par des propos exacerbés, des engueulades prêtes à gerber, dégobillages
caféinés Le féal deviendra la barbie de cette gente dame le temps d’une séance
de shopping éclair, tout comme les dames en roses, fournies par un couturier
défoncé à la camomille : serait-il bon de devenir une sorte de Ken
improbable à exhiber sous la lumière violente, artificielle, d’une vitrine par trop
étoilé, un garçon prêt pour la noce, placardé dans une jolie boiboite ? Et,
dans tout cela, ma bonne dame, un peu de moi de mourir, sourire après sourire,
attendant le prochaine lubie de l’ogresse mère, reine du kitch et du classe
clinquant : des cravates vertes, des chaussures en croco, des lunettes
vintages ou bien un costume nouvelle génération, spécialement conçu pour me
ridiculiser. Qu’il est bon de travailler de nouveau !
08 juin 2009
L'Ange Creux
J’ai rêvé, cette nuit, que je devisais avec Marlène Dietrich
autour d’un Thé au jasmin, dans un camp gitan. Nous étions seuls. De son cigare
échevelé s’échappaient des veloutes d’encens, lesquelles traçaient dans l’air
des paroles énigmatiques, poèmes graciles aux promesses d’ailleurs, et des
silhouettes de fées, qui s’allongeaient jusqu’à lécher la surface laiteuse et
ronde de la lune. Elle me dit, de sa voix si suave : vous n’êtes pas encore né,
vous ne voyez pas avec le cœur. Vous pensez trop, jeune homme et la pensée
n’est rien. La lune ne pense pas, elle, (elle la désigna d’un geste lancinant)
et c’est pour cela qu’elle existe.
Elle s’empara
délicatement de ma main, comme pour me dire la bonne aventure, le regard vif, concentré
sur les sillons, puis soupira, et soupira encore, jusqu’à s’esclaffer, d’une
voix gutturale : c’est d’un ennui !
Elle qui ne
ressemblait plus, dans ce décor onirique et burlesque, qu’à une parodie
d’elle-même, une caricature modelée avec tendresse par un travesti singeur,
maquillé par une guenon, à l’aide d’une truelle effroyable - ou d’un bâton de
sourcier - fut saisi d’une convulsion étrange, si violente qu’elle imprima sur
son visage et blanc et empourpré un rictus qui me fit frémir d’angoisse, cela même
après le réveil.
Ce n’était
point le vent frais, qui caressait mon épaule, ma nuque, ni même le visage
simiesque de la pleine lune, captivant les enfants et les fous, qui provoquèrent
chez moi ce frisson intense et glacé, alors qu’une à une, dans l’obscurité moirée
de la nuit, s’allumaient les caravanes. Elle reprit la parole d’une voix terreuse, déformée, aux frontières de
l’humain, sous les traits d’une autre, Sadako blonde aux yeux blancs,
ensanglantés, telle un Œdipe enfin conscient de l’horrible vérité, une Claire
Fisher transfigurée, pour m’interroger avec cette esquisse d’énigme dont je
cherche depuis le sens, qui m’est inavoué :
Savez-vous,
Nicolas, que les anges sont creux ?
06 juin 2009
Chroniques du Lutin
On peut
s’emballer vite, très vite : on ne choisit pas. On réprime, mais on se sent
bien, on ne réprime pas et dis-moi, toi, tu réprimes ? Et si tu réprimes, tu
réprimes quoi ? Je reprise, je reprise mon cœur ; /
on sent très
bien que l’appel au vote des écolos indépendants avec sa tété de veau et la
tête de Francis Lalanne - dont le nom n’est point intégré au correcteur
orthographique le plus répandu sur la terre - n’est plus un motif suffisant à rire, quand on est léger, et grave d’un
sentiment auquel on ne croit plus, dont l’ébauche submerge avec la puissance
d’un raz de marée / - Salade de pommes au curry !
On se plonge
dans l’action : la chasse aux prunes est ouverte, le boulot me revient après
des vacances improductives sous le sceau du chômage, panégyrique d’une
procrastination vaine, et quelque peu pixellisée et puis, il va falloir voter,
ce dimanche, pour que le monde soit meilleur mais il n’en sera rien. La
promesse politique est le nouveau Dieu. Mein Gott ! Travail, famille,
patrie. Tout ce qui sublime l’amour, et annihile l’individualisme, l’ego.
Mais bon !
Je me noie dans
les ritournelles des années 80, festoie dans le synthétique.
Je suis la
petite fée de la poudre bicarbonate de soude.
Une autre fée
qui boit aussi du vin va m’apprendre à créer mes propres produits d’entretien,
d’hygiène et cosmétique naturels et écologiques - je vais de plus en plus loin
dans mes lubies, pense à certains exils qui me conviendraient mieux que ce pays
aux paillettes insalubres. J’ai la tête partout, qui n’est point vissée sur mes
épaules, comme il est d’usage de le croire.
Mais quoi ?
J’imagine que l’objet à peine consommé de mon désir pourrait me retenir ici,
qu’il collerait jusqu’à la fusion son corps velu sur le mien, ou bien qu’il me
dévorerait vivant : quoi qu'il en soit, il me sera impossible de raconter tout
ça, sans s’exposer à son courroux, du moins son incompréhension, si d’aventure
je lui conte fleurette de l’existence d’un certain Nicolas Raviere, écrivain
raté, avorté, ou de Querelle, carnetier chimérique qu’un quidam inexpérimenté
prendrait pour un schizophrène de première zone, option petit collage au
Vinatier. Lui, ce n’est pas un littéraire. Il est éminemment terrien. Il communique
avec votre serviteur es nihilisme de ses toilettes, ordinateur portable vissé
sur les genoux, attendant, paisible, la venue du Grand Anaconda !
















