QUERELLE + querelles = Querelle(S)

Au singulier comme au pluriel, Querelle, c'est le journal intime, mais non confidentiel, de Nicolas Raviere, où il est question de toute autre chose, parfois, que de simples querelles.

22 octobre 2009

En attendant NiKo

Acheter Disconite Acheter Les Protubérances

Masculin et féminin, premier et cinquième roman, Disconite et Les Protubérances, sous un nouveau format plus pratique, de meilleure qualité, moins cher, grâce à Thebookedition, plateforme d'auto édition française. Et ce qui ne gâte rien, les frais de ports sont nettement moins élevés que sur Lulu, et la livraison très rapide, puisqu'ils sont basés à Lille.

Les Protubérances :

Emilie, onze ans, surdouée, passe le baccalauréat cette année. Mais c’est sans compter sur une tragédie qui mine son existence : des protubérances mammaires poussent sur son corps, qui n’a de cesse de s’allonger… Seulement voilà, Emilie refuse de grandir, pire encore : de devenir une femme. C’est alors qu’elle entame une véritable croisade contre sa féminité.

« Rien de pire ne pouvait m’arriver : me scrutant devant la glace, à l’âge de onze ans, j’ai vu mon corps s’agrandir, comme un élastique. Et deux petites boules informes sont apparues au dessus de mes côtes. Deux petites boules roses et grêles. Le désastre était pour le moins éminent. Alors, j’évitais de trop me regarder nue. »

Le livre Les Protubérances

Disconite :

Mélénas, Mélunos et Mélonis, trois amis inséparables, passent tout leur temps libre ensemble depuis des années. Ils partagent tout : les sorties, les secrets, les alcools, une seule et même voiture, leurs sous-vêtements et, bien sûr, leurs amants. Parfois, en discothèque, l’ambiance, les sons, les visages, l’alcool, et autres substances, souvent quelque chose de bien plus profond encore, poussent ces trois amis au crime, frisson singulier, exaltant.


Le livre Disconite

28 septembre 2009

Wpoint

… N’est point le point de mire de l’un de ces satyres modernes, crucifié à la mode du piercing ou celle, frontière à l’épiderme, du tatouage, ni de l’homme rassurant qui m’embrasse sur les quais et dîne avec moi aux terreaux, une fois, deux fois… et dont la vie se découvre peu à peu, comme un livre sans image, un récit sonore qui n’est point image d’Épinal et dans lequel je découvre toutefois - c’est une souche pénible - une procession de clichés.

- Nous ne sommes que clichés, clichés de l’air du temps ou cliché démodé.

Moi, tout ça, ça ne m’impressionne pas.

Et puis quoi ? Le parcours d’un homme pour se découvrir passe-t-il nécessairement par des étapes essentielles, incontournables ? Faut-il être adoubé afin de devenir un homme et aimer, sans honte, son prochain ? Avoir vécu jusqu’à la lie certaines aventures communes, romantiques ou sauvages, pour s’exprimer sans fard ? Il est, derrière chaque image, un négatif. Sommes-nous ce que nous prétendons être, ou simplement ce que nous renvoyons aux autres de nous-mêmes, la copie résumée, concise, d’une persona ?

- Je regrette le temps du Carbone.

L’homme m’a dit que j’étais prisonnier de mon propre corps. Mon corps n’est, je le répète, qu’un véhicule mais, de ce véhicule, je perds peu à peu le contrôle, jour après jour ; toute l’énergie que j’utilisais pour ce contrôle de moi est absorbée par ce labeur quotidien pénible et prosaïque, pour justement nourrir ce corps avide et lamentable, qui exprime des besoins de plus en plus nombreux, surnuméraires.

- C’est qu’il faut, j’imagine, créer du fécès.

Parfois, je regarde d’un air distrait, mais concentré, par la fenêtre exiguë de ma chambre encombrée, l’appartement vide et blanc de ces petits pédés « photogénétiques » à encadrer sur cheminée parmi des petits chats en cristal, des otaries en porcelaine et des dauphins de faïence bleue, considère la présence de leur absence et le jour et la nuit : s’enculent-ils dans une autre pièce où il n’est pas possible de les voir, ou bien vivent-ils simplement leurs vies, comme le font tous les êtres humains ?

J’imagine qu’il est bon de clore cet orifice, pour chacun d’entre nous, plutôt que de disserter à tout va, sans fil conducteur, pour ne rien dire, et de se noyer un peu dans un verre de vin, retrouver la saveur exquise d’un Kir, madeleine qui réchauffe, et penser, de retour dans ce lit froid et désert, au règne lancinant des prunes ? Mon corps, de nuit, se lève pour se repaître et menace de quitter les frontières de l’appartement pour une destination repoussante, qui cependant l’appelle avec la constante démoniaque d'une messe. Est-il bon de céder aux sirènes lorsque personne n’attend en Itaque ?

04 septembre 2009

Animal Junkie

- Quel est déjà ton prénom, ton prénom, mon beau, aux yeux effarants ? Moi je suis animal Junkie et je t’invite à cette fête sans queue ni tête, un soir au bord du lac. Tu viendras, dis, tu viendras ?

- J’ai de l’aube en tête, et des idées de poésie. Ma mère est de nouveau au pays des prunes, avec une voix de fillette. J’ai lancé des bonbons sur ma nouvelle stagiaire, une jeune fille trop déterminée et jolie, qui pose pour de la lingerie, avec aplomb, devant des cheminées, sur des peaux de bêtes, la peau nacrée, bardée de filaments de dentelles noires.

- Mais ton prénom, dis-moi ton prénom, je l’ai oublié.

- Je me souviens de ton haleine mentholée et déjà j’ai envie d’oublier cet instant où tu posais tes mains sur mes cuisses, d’un frôlement maintenu, terriblement féminin. J’en aime un autre, et cet autre : c’est moi.

- C’est sans doute le propre de l’homosexuel, de s’aimer, ou de se bannir.

- Ou les deux à la fois, c’est sans doute la même chose, probablement, mais, ce n’est pas du tout ça. Ce n’est jamais vraiment ça. Tu sais, animal junkie, il y a cet homme sauvage avec qui j’imagine des coïts sur ma table basse, qui te ressemble un peu, et ce garçon délavé, un jeune poussin que j’aimerais briser à loisir, et dont la chair semble si tendre qu’elle est un crime - pour un végétarien. Il m’a donné comme un joyau un clin d’œil malicieux, et il est à portée.

- Cela ne me dit pas ton prénom.

- Il est comme l’amour, mon cher animal Junkie : à réinventer.

19 août 2009

Stay Longer

Avec lui, le renard, je ne pense rien, allongé dans la sueur lacrymale de l’amour, et pendant l’acte, je ne pense à rien, à rien d’autre que ce vide que nous dessinons par delà nos corps, point aux morsures que nous commettons : cette morsure à l’oreille, devenue usuelle, à présent m’irrite, elle qui m’enchantait, masturbait mes sens, aiguisait ma soif ; nous avons tout, et nous n’avons rien : cet état de vide me comble, lors même qu’il m’aurait effrayé, jadis. J’envisage un peu, parfois, que s’émiette ma mémoire, comme le sperme sous l’eau chaude forme de minuscules boules, des petites billes de tofu.

Tous les animaux de la forêt subissent le joug de rites, dont certains ressemblent à des danses et certains, ataviques et cruels, ordonnent des sacrifices : ce sont parfois des pans entiers de personnalité qui se désagrègent, des châteaux de lumière qui tombent en poussière. Lui m’a donné une glace italienne : elle a coulé sur ma langue et mes doigts. Puis m’a liquéfié. Chacun des rites imposés à la logique comme unité de sens à deux ne me convient pas, si ce n’est ceux que j’impose, en fonction de mes fantaisies, or, dans l’œil du cyclone, je n’ai plus de fantaisie : je suis résigné et terriblement loin de mon corps, de ce qui l’anime. Pure vérité que celle-ci. C’est ainsi seulement que je peux aimer.

De la broderie, autrefois, j’exécutais l’ouvrage, d’une aiguille légère, parfois un peu lourde, toujours cruelle, tissant malgré tout les figures que je m’imposais, des géométries qui me semblaient évidentes. Mon corps, en pièce d’artillerie, ou vaste pion de jeu d’échec, s’articulait autour de cet ouvrage auquel je donnais tous les noms, lequel est devenu cette toile d’araignée de laquelle je suis tenu captif, inexorablement, par chacun des pores de ma peau, victime et araignée, bourreau émasculé par sa saignée : les tisserands ne sont finalement pas tant des Dieux. Je repose désormais dans un cocon, un bien doux cercueil, au côté d’une chair propice à l’éclatement, attendant des réponses à des télégrammes que je n’ai pas envoyés ; et cependant, ne m’appelle pas Gaston !

 

19 mai 2009

Paper Boy

On imagine souvent à l’immobile, une photographie, une vie intense - et parfois sexy ; l’imagination, sans frein, se permet tout et nous offre bien des cadeaux, tout aussi délectables que frustrants. Mais, dans le sein confiné du monde des rêves, il n’est pas vraiment là, ce nouvel homme, pour prendre corps, d’une certaine façon, dans la réalité, la mienne, d’une façon tangible et franchement sexué. Il est toujours cette distance qui nous désunit et qui, paradoxalement, nous unit par un lien secret : l’attente, l’envie, le questionnement. Le sort en est jeté : j’ai peut-être trouvé celui qui susciterait chez moi l’envie d’aimer, d’être aimé, une montagne de désirs lancés comme des chevaux que seul peut abattre une balle, que dis-je, une pluie de balles - et de l’admiration. Oui, de l’admiration. Je crois que cela me fait peur, de ne voir qu’une seule faille, et non pas des pléiades et que cette faille puisse être moi, tout simplement. La voix me dit : tire-toi, pendant qu’il en est encore temps !

 

11 mars 2009

Vieilles Peaux

Ensuite, il y a cette paranoïa latente, ma foi fort insidieuse, qui s’exprime de façon totalement différente : l’un des frères suspecte autrui de nourrir des desseins personnels, postulant à l’encontre d’une gratuité évidente qui régirait, soi-disant, les rapports humains, suspectant chacun des faits et gestes comme porteur d’une cause, tandis que l’autre se refuse à payer par carte bancaire, pour ne pas être pisté par son banquier, ou un quelconque dieu sociétal à l’image de Big Brother, aussi dispose-t-il sur lui de petites coupures à foison, de même que ces vieilles dames faméliques dont les sacs à main en simili cuir et croco doux ne sont plus que tirelires.

Pour certains individus potentiellement mal intentionnés, elles ne sont que des distributeurs ambulants - et ménopausés. On pourrait les briser si facilement : une honte que de penser cela, aux caisses des supermarchés, aux portes du métro ! Puis-je avouer que la contemplation de ces informes crevettes, rabougries, repliées sur une corne d’abondance, en station assise, ne m’émeut guère et provoque toujours chez moi un profond dégoût, révélant ma misanthropie dans ce qu’elle a de plus abject. Je ne consens guère la raison à ceux qui les briment, parce qu’il reste du bon en moi, sans doute, ou que j’y vois, dans mon inconscient troublé, des substituts de ma génitrice, qui vit bien trop loin et qui fut, par exemple, victime d’enfants, dans son quartier. Et je ne parle pas de sexisme, d’éducation. J’ai toujours, quant à moi, préféré la torture mentale.

Je peux d’ores et déjà nous imaginer, lui et moi, Laurent et Nicolas, comme deux vieilles peaux, vision qui, si elle ne m’enchante pas, m’amuse tout à fait. Je m’imagine seule dans un appartement miteux, boitant comme une ribaude déboîtée, jetant des œufs pourris sur les lapines du quartier, celles qui braillent contre une progéniture qu’elles ne contrôlent plus, et qui les tuent à petit feu - et moi avec. Et je m’adonne évidemment à ce jeu de deviner, pour chacun de mes collègues, ce qu’il pourrait être dans quelques décennies, les pourrissant un à un, à loisir, comme des fruits, accentuant leurs traits de caractère jusqu’à la caricature, ce qui m’amuse tendrement. Ceux qui sont déjà vieux, devrais-je les rajeunir, ou bien leur quintessence est-elle dévoilée de façon suffisamment claire par ce miroir physique déformant - qui ne déforme plus ?

25 décembre 2008

QS (The best of Querelle)


Querelle_Nicolas

Ajout, dans le coin lecture de mon site, de QS, un PDF contenant 33 billets extraits de Querelle(s).
Une sorte de Best Of, en quelque sorte.

Joyeux Noël à tous :)

01 décembre 2008

Querelle(s) - version intégrale

Querelle_S__Nicolas_Raviere

C'est aujourd'hui que sort mon dernier ouvrage pour cette année 2008. Il ne s'agit pas, cette fois-ci, d'une oeuvre inédite comme de coutume mais de la version complète de Querelle(s) [Mars 2007 - Septembre 2008], en format imprimé ou PDF. Version complète car elle contient une vingtaine d'articles qui ne figurent pas ici.


Détail de la version imprimée : 333 pages, 15.24 cm x 22.86 cm, reliure dos carré collé, papier intérieur crème (60# weight),encre intérieure noir et blanc, blanc papier extérieur (100# weight), encre extérieure pleines-couleurs exterior ink.
EXISTE EGALEMENT EN PDF

Une seule adresse :

QUERELLE(S) VERSION COMPLETE


27 octobre 2008

Dream 442

Je devrais prendre le vol à destination de l’amour, prévu pour novembre, et sans bouger, sans même aller sur Paris, prendre le vol et l’envol, peut-être m’y résigner, laisser à moi venir les nuages, me laisser envahir doucement, espérant être surpris par cette rencontre, espérant fusionner. Ne pas penser au crash éventuel : nos regards qui se croisent et c’est l’hécatombe, nos corps qui toisent et chutent dans la tombe, nos rires qui dégoisent une différence notable, l’effet explosif d’une bombe.

*

J’ai rêvé que tu venais à moi dans une tunique blanche et un halo de lumière, à l’image d’un saint photosynthétique et éblouissant. Tu me tendais tes mains, tes bras, avec amour ; tout cela de toi venait jusqu’à moi. Tu n’avais pas besoin de dire « viens » pour que je vienne à toi, moi seul cependant comptais les pas qui me séparaient de toi. Alors que je marchais pour te rejoindre, pour m’affranchir de ces quelques mètres pénibles, pour te saisir enfin, j’ai vu, par delà ton épaule, un petit singe dans un arbre mort, un petit singe farceur, qui jouait de la cymbale, dans le silence de ce jour morne et décharné. Le petit singe jouait, jouait, jouait, n’ayant de cesse de me larguer, rythmait de silence ma marche et mes yeux, mes yeux ne pouvaient plus le quitter : il hypnotisait mon corps, mes sens, tandis que mon âme fonçait droit sur toi, l’Ange, hors de contrôle. Tu m’as arrêté, d’un geste bref. Sans doute, je m’apprêtais à te piétiner les pieds, que tu avais nus, couverts de tâches brunes - de l’encre du journal, une insidieuse poussière, des cendres d’encens, nul ne le sait.

Je plongeais dans tes yeux sombres, tu plongeais dans les miens. Lentement, tu apposas sur le souffle de mon cœur ta main douce et légère puis, tu me confias ces paroles :
« Il bat beaucoup trop vite, Nicolas, ton cœur. »

Mais ce n’était pas ta voix, c’était la voix de quelqu’un d’autre, d’un autre homme, plus caverneuse, plus masculine, moins malicieuse, en outre-tombe : il semblait qu’un écho s’y projetait, résonnant contre les parois de ton palais, contre chacune de tes dents, l’infernal instrument de ma destruction. J’y discernais, me concentrant sur ce timbre de voix si particulier, ne te regardant plus car perdu dans ce seul sens que je monopolisais, les yeux irrémédiablement clos, le système nerveux disloqué, le rire sibyllin et ludique d’un petit singe farouche et malicieux. Mes yeux s’ouvrirent alors, pour découvrir un décor vide : ni arbre, ni singe. Et toi, toi qui pourtant te ressemblais trait pour trait, et qui n’étais pas toi, mais quelque chose d’autre, t’étais transformé en cette momie que je me suis surpris à serrer fort contre moi, si fort, que tu t'es effrité dans mes mains jusqu'à tomber en cendres - et moi avec.

* 

Je ne pense pas si souvent à lui, je le jure, mais parfois, c’est idiot, il m’arrive de m’emparer de mon cellulaire pour regarder si j’ai un message de lui, un SMS, ce qui est impossible. Purement impossible. Il pourrait cependant m’envoyer un courriel, d’un cybercafé, à l’autre bout de la planète, un petit mail qui dirait « Bonjour, Nicolas, tout va bien ici dans la cité des Anges ». Mais ça, franchement, je ne regarde même pas.


Découvrez Cocteau Twins!

25 octobre 2008

Pure Torture

J’ai toujours été transporté par les amours impossibles, ou mieux : les amours platoniques. C’est une pure torture. Depuis l’avènement d’internet, je me régale de ce plat, comme d’autres de pâtisseries, ceux qui, par peur de grossir, se contentent de la frustration de jeter sur celles-ci un regard chargé de désir, jusqu’à provoquer la colère des muqueuses, buccales, les muqueuses, le désir irrépressible de posséder.

Une pure torture, donc. Et je suis me servi, désormais, une part de ce délice, à me perdre dans ces dédales de pensées, entre réel et virtuel, concret et imaginaire, à l’envisager, lui, le garçon des nuages, traversant à perdre haleine ce couloir qui nous séparais depuis des mois : les mots, d’abord rares, qui se multiplient, et avec, des intentions et avec ceci, une prise de possession lente et progressive qui, toutefois, n’exclut pas le réel.

Torture moins douce, cependant, lorsque je l’ai vu, de l’image inanimée, passer en image animée, le sachant véritablement vivant, ce garçon des nuages, plus beau encore que sur les photos, avec ce sourire d’enfant éclatant sur l’ovale de son visage, à ne plus savoir qu’en penser : il est trop beau pour moi, il a quelque chose d’arrogant, il sourit bien trop, et trop souvent, il m’a tout l’air d’un poseur et moi, je déteste les poseurs, pire encore : il gigote devant l’œil mécanique de la même façon que moi, ne sachant pas rester immobile, il fait tellement le beau qu’il ne m’écrit plus, pas une ligne alors que précisément ce sont les mots qui me tiennent à lui et non sa petite gueule d’ange. C’est un plongeon, crash imminent.

Mais pure torture :

Quelques jours plus tard, il m’a fait ses adieux : il part pendant neuf jours sur un autre continent : je sais que je ne puis l’atteindre et cela me donne envie de le serrer fort, fort dans mes bras, de le plaquer contre mon corps jusqu’à me fondre en lui, l’envie angoissante et éclatante d’en être amoureux.


Découvrez Jay-Jay Johanson!

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