22 octobre 2009
En attendant NiKo
Masculin et féminin, premier et cinquième roman, Disconite et Les Protubérances, sous un nouveau format plus pratique, de meilleure qualité, moins cher, grâce à Thebookedition, plateforme d'auto édition française. Et ce qui ne gâte rien, les frais de ports sont nettement moins élevés que sur Lulu, et la livraison très rapide, puisqu'ils sont basés à Lille.
Les Protubérances :
Emilie,
onze ans, surdouée, passe le baccalauréat cette année. Mais c’est sans
compter sur une tragédie qui mine son existence : des protubérances
mammaires poussent sur son corps, qui n’a de cesse de s’allonger…
Seulement voilà, Emilie refuse de grandir, pire encore : de devenir une
femme. C’est alors qu’elle entame une véritable croisade contre sa
féminité.
« Rien de pire ne pouvait m’arriver : me scrutant devant la glace,
à l’âge de onze ans, j’ai vu mon corps s’agrandir, comme un élastique.
Et deux petites boules informes sont apparues au dessus de mes côtes.
Deux petites boules roses et grêles. Le désastre était pour le moins
éminent. Alors, j’évitais de trop me regarder nue. »
Disconite :
Mélénas,
Mélunos et Mélonis, trois amis inséparables, passent tout leur temps
libre ensemble depuis des années. Ils partagent tout : les sorties, les
secrets, les alcools, une seule et même voiture, leurs sous-vêtements
et, bien sûr, leurs amants. Parfois, en discothèque, l’ambiance, les
sons, les visages, l’alcool, et autres substances, souvent quelque
chose de bien plus profond encore, poussent ces trois amis au crime,
frisson singulier, exaltant.
28 septembre 2009
Wpoint
… N’est point
le point de mire de l’un de ces satyres modernes, crucifié à la mode du
piercing ou celle, frontière à l’épiderme, du tatouage, ni de l’homme rassurant
qui m’embrasse sur les quais et dîne avec moi aux terreaux, une fois, deux
fois… et dont la vie se découvre peu à peu, comme un livre sans image, un récit
sonore qui n’est point image d’Épinal et dans lequel je découvre toutefois -
c’est une souche pénible - une
procession de clichés.
- Nous ne
sommes que clichés, clichés de l’air du temps ou cliché démodé.
Moi, tout ça,
ça ne m’impressionne pas.
Et puis quoi ?
Le parcours d’un homme pour se découvrir passe-t-il nécessairement par des
étapes essentielles, incontournables ? Faut-il être adoubé afin de devenir un
homme et aimer, sans honte, son prochain ? Avoir vécu jusqu’à la lie certaines
aventures communes, romantiques ou sauvages, pour s’exprimer sans fard ? Il
est, derrière chaque image, un négatif. Sommes-nous ce que nous prétendons
être, ou simplement ce que nous renvoyons aux autres de nous-mêmes, la copie
résumée, concise, d’une persona ?
- Je regrette
le temps du Carbone.
L’homme m’a dit
que j’étais prisonnier de mon propre corps. Mon corps n’est, je le répète,
qu’un véhicule mais, de ce véhicule, je perds peu à peu le contrôle, jour après
jour ; toute l’énergie que j’utilisais pour ce contrôle de moi est absorbée par
ce labeur quotidien pénible et prosaïque, pour justement nourrir ce corps avide
et lamentable, qui exprime des besoins de plus en plus nombreux, surnuméraires.
- C’est qu’il
faut, j’imagine, créer du fécès.
Parfois, je
regarde d’un air distrait, mais concentré, par la fenêtre exiguë de ma chambre
encombrée, l’appartement vide et blanc de ces petits pédés «
photogénétiques » à encadrer sur cheminée parmi des petits chats en cristal,
des otaries en porcelaine et des dauphins de faïence bleue, considère la
présence de leur absence et le jour et la nuit : s’enculent-ils dans une autre
pièce où il n’est pas possible de les voir, ou bien vivent-ils simplement
leurs vies, comme le font tous les êtres humains ?
J’imagine qu’il
est bon de clore cet orifice, pour chacun d’entre nous, plutôt que de disserter à tout
va, sans fil conducteur, pour ne rien dire, et de se noyer un peu dans un verre
de vin, retrouver la saveur exquise d’un Kir, madeleine qui réchauffe, et
penser, de retour dans ce lit froid et désert, au règne lancinant des prunes ?
Mon corps, de nuit, se lève pour se repaître et menace de quitter les frontières
de l’appartement pour une destination repoussante, qui cependant l’appelle avec la constante démoniaque d'une messe.
Est-il bon de céder aux sirènes lorsque personne n’attend en Itaque ?
04 septembre 2009
Animal Junkie
- Quel est déjà
ton prénom, ton prénom, mon beau, aux yeux effarants ? Moi je suis animal
Junkie et je t’invite à cette fête sans queue ni tête, un soir au bord du lac. Tu
viendras, dis, tu viendras ?
- J’ai de l’aube
en tête, et des idées de poésie. Ma mère est de nouveau au pays des prunes,
avec une voix de fillette. J’ai lancé des bonbons sur ma nouvelle stagiaire,
une jeune fille trop déterminée et jolie, qui pose pour de la lingerie, avec
aplomb, devant des cheminées, sur des peaux de bêtes, la peau nacrée, bardée de
filaments de dentelles noires.
- Mais ton
prénom, dis-moi ton prénom, je l’ai oublié.
- Je me
souviens de ton haleine mentholée et déjà j’ai envie d’oublier cet instant où
tu posais tes mains sur mes cuisses, d’un frôlement maintenu, terriblement
féminin. J’en aime un autre, et cet autre : c’est moi.
- C’est sans
doute le propre de l’homosexuel, de s’aimer, ou de se bannir.
- Ou les deux à
la fois, c’est sans doute la même chose, probablement, mais, ce n’est pas du
tout ça. Ce n’est jamais vraiment ça. Tu sais, animal junkie, il y a cet homme sauvage
avec qui j’imagine des coïts sur ma table basse, qui te ressemble un peu, et ce
garçon délavé, un jeune poussin que j’aimerais briser à loisir, et dont la
chair semble si tendre qu’elle est un crime - pour un végétarien. Il m’a donné
comme un joyau un clin d’œil malicieux, et il est à portée.
- Cela ne me
dit pas ton prénom.
- Il est comme
l’amour, mon cher animal Junkie : à réinventer.
19 août 2009
Stay Longer
Avec lui, le
renard, je ne pense rien, allongé dans la sueur lacrymale de l’amour, et
pendant l’acte, je ne pense à rien, à rien d’autre que ce vide que nous
dessinons par delà nos corps, point aux morsures que nous commettons : cette
morsure à l’oreille, devenue usuelle, à présent m’irrite, elle qui
m’enchantait, masturbait mes sens, aiguisait ma soif ; nous avons tout, et nous
n’avons rien : cet état de vide me comble, lors même qu’il m’aurait effrayé, jadis.
J’envisage un peu, parfois, que s’émiette ma mémoire, comme le sperme sous
l’eau chaude forme de minuscules boules, des petites billes de tofu.
Tous les
animaux de la forêt subissent le joug de rites, dont certains ressemblent à des
danses et certains, ataviques et cruels, ordonnent des sacrifices : ce sont
parfois des pans entiers de personnalité qui se désagrègent, des châteaux de lumière
qui tombent en poussière. Lui m’a donné une glace italienne : elle a coulé sur
ma langue et mes doigts. Puis m’a liquéfié. Chacun des rites imposés à la
logique comme unité de sens à deux ne me convient pas, si ce n’est ceux que
j’impose, en fonction de mes fantaisies, or, dans l’œil du cyclone, je n’ai
plus de fantaisie : je suis résigné et terriblement loin de mon corps, de ce
qui l’anime. Pure vérité que celle-ci. C’est ainsi seulement que je peux aimer.
De la broderie,
autrefois, j’exécutais l’ouvrage, d’une aiguille légère, parfois un peu lourde,
toujours cruelle, tissant malgré tout les figures que je m’imposais, des
géométries qui me semblaient évidentes. Mon corps, en pièce d’artillerie, ou
vaste pion de jeu d’échec, s’articulait autour de cet ouvrage auquel je donnais
tous les noms, lequel est devenu cette toile d’araignée de laquelle je suis
tenu captif, inexorablement, par chacun des pores de ma peau, victime et
araignée, bourreau émasculé par sa saignée : les tisserands ne sont finalement
pas tant des Dieux. Je repose désormais dans un cocon, un bien doux cercueil,
au côté d’une chair propice à l’éclatement, attendant des réponses à des
télégrammes que je n’ai pas envoyés ; et cependant, ne m’appelle pas
Gaston !
19 mai 2009
Paper Boy
On imagine
souvent à l’immobile, une photographie, une vie intense - et parfois sexy ;
l’imagination, sans frein, se permet tout et nous offre bien des cadeaux, tout
aussi délectables que frustrants. Mais, dans le sein confiné du monde des
rêves, il n’est pas vraiment là, ce nouvel homme, pour prendre corps, d’une
certaine façon, dans la réalité, la mienne, d’une façon tangible et franchement
sexué. Il est toujours cette distance qui nous désunit et qui, paradoxalement,
nous unit par un lien secret : l’attente, l’envie, le questionnement. Le sort
en est jeté : j’ai peut-être trouvé celui qui susciterait chez moi l’envie
d’aimer, d’être aimé, une montagne de désirs lancés comme des chevaux que seul
peut abattre une balle, que dis-je, une pluie de balles - et de l’admiration.
Oui, de l’admiration. Je crois que cela me fait peur, de ne voir qu’une seule
faille, et non pas des pléiades et que cette faille puisse être moi, tout
simplement. La voix me dit : tire-toi, pendant qu’il en est encore temps !
11 mars 2009
Vieilles Peaux
Ensuite, il y a cette
paranoïa latente, ma foi fort insidieuse, qui s’exprime de façon totalement différente : l’un des frères suspecte
autrui de nourrir des desseins personnels, postulant à l’encontre d’une
gratuité évidente qui régirait, soi-disant, les rapports humains, suspectant
chacun des faits et gestes comme porteur d’une cause, tandis que l’autre se
refuse à payer par carte bancaire, pour ne pas être pisté par son banquier, ou
un quelconque dieu sociétal à l’image de Big Brother, aussi dispose-t-il sur lui
de petites coupures à foison, de même que ces vieilles dames faméliques dont
les sacs à main en simili cuir et croco doux ne sont plus que tirelires.
Pour certains individus
potentiellement mal intentionnés, elles ne sont que des distributeurs ambulants
- et ménopausés. On pourrait les briser si facilement : une honte que de penser
cela, aux caisses des supermarchés, aux portes du métro ! Puis-je avouer que la
contemplation de ces informes crevettes, rabougries, repliées sur une corne
d’abondance, en station assise, ne m’émeut guère et provoque toujours chez moi
un profond dégoût, révélant ma misanthropie dans ce qu’elle a de plus abject.
Je ne consens guère la raison à ceux qui les briment, parce qu’il reste du bon
en moi, sans doute, ou que j’y vois, dans mon inconscient troublé, des
substituts de ma génitrice, qui vit bien trop loin et qui fut, par exemple,
victime d’enfants, dans son quartier. Et je ne parle pas de sexisme, d’éducation. J’ai toujours, quant à moi, préféré la torture mentale.
Je peux d’ores et déjà nous
imaginer, lui et moi, Laurent et Nicolas, comme deux vieilles peaux, vision
qui, si elle ne m’enchante pas, m’amuse tout à fait. Je m’imagine seule dans un
appartement miteux, boitant comme une ribaude déboîtée, jetant des œufs pourris
sur les lapines du quartier, celles qui braillent contre une progéniture
qu’elles ne contrôlent plus, et qui les tuent à petit feu - et moi avec. Et je
m’adonne évidemment à ce jeu de deviner, pour chacun de mes collègues, ce qu’il
pourrait être dans quelques décennies, les pourrissant un à un, à loisir, comme des
fruits, accentuant leurs traits de caractère jusqu’à la caricature, ce qui
m’amuse tendrement. Ceux qui sont déjà vieux, devrais-je les rajeunir, ou bien
leur quintessence est-elle dévoilée de façon suffisamment claire par ce miroir
physique déformant - qui ne déforme plus ?
25 décembre 2008
QS (The best of Querelle)

Ajout, dans le coin lecture de mon site, de QS, un PDF contenant 33 billets extraits de Querelle(s).
Une sorte de Best Of, en quelque sorte.
Joyeux Noël à tous :)
01 décembre 2008
Querelle(s) - version intégrale

C'est aujourd'hui que sort mon dernier ouvrage pour cette année 2008. Il ne s'agit pas, cette fois-ci, d'une oeuvre inédite comme de coutume mais de la version complète de Querelle(s) [Mars 2007 - Septembre 2008], en format imprimé ou PDF. Version complète car elle contient une vingtaine d'articles qui ne figurent pas ici.
Détail de la version imprimée : 333 pages, 15.24 cm x 22.86 cm, reliure dos
carré collé, papier intérieur crème (60# weight),encre intérieure noir
et blanc, blanc papier extérieur (100# weight), encre extérieure
pleines-couleurs exterior ink.
EXISTE EGALEMENT EN PDF
Une seule adresse :
27 octobre 2008
Dream 442
Je devrais
prendre le vol à destination de l’amour, prévu pour novembre, et sans bouger,
sans même aller sur Paris, prendre le vol et l’envol, peut-être m’y résigner,
laisser à moi venir les nuages, me laisser envahir doucement, espérant être
surpris par cette rencontre, espérant fusionner. Ne pas penser au crash
éventuel : nos regards qui se croisent et c’est l’hécatombe, nos corps qui
toisent et chutent dans la tombe, nos rires qui dégoisent une différence
notable, l’effet explosif d’une bombe.
*
J’ai rêvé
que tu venais à moi dans une tunique blanche et un halo de lumière, à l’image
d’un saint photosynthétique et éblouissant. Tu me tendais tes mains, tes
bras, avec amour ; tout cela de toi venait jusqu’à moi. Tu n’avais pas besoin
de dire « viens » pour que je vienne à
toi, moi seul cependant comptais les pas qui me séparaient de toi. Alors que je
marchais pour te rejoindre, pour m’affranchir de ces quelques mètres pénibles,
pour te saisir enfin, j’ai vu, par delà ton épaule, un petit singe dans un
arbre mort, un petit singe farceur, qui jouait de la cymbale, dans le silence
de ce jour morne et décharné. Le petit singe jouait, jouait, jouait, n’ayant de
cesse de me larguer, rythmait de silence ma marche et mes yeux, mes yeux ne
pouvaient plus le quitter : il hypnotisait mon corps, mes sens, tandis que mon
âme fonçait droit sur toi, l’Ange, hors de contrôle. Tu m’as arrêté, d’un geste
bref. Sans doute, je m’apprêtais à te piétiner les pieds, que tu avais nus, couverts de tâches brunes - de l’encre du
journal, une insidieuse poussière, des cendres d’encens, nul ne le sait.
Je plongeais
dans tes yeux sombres, tu plongeais dans les miens. Lentement, tu apposas sur le
souffle de mon cœur ta main douce et légère puis, tu me confias ces paroles :
« Il bat
beaucoup trop vite, Nicolas, ton cœur. »
Mais ce
n’était pas ta voix, c’était la voix de quelqu’un d’autre, d’un autre homme,
plus caverneuse, plus masculine, moins malicieuse, en outre-tombe : il
semblait qu’un écho s’y projetait, résonnant contre les parois de ton palais,
contre chacune de tes dents, l’infernal instrument de ma destruction. J’y
discernais, me concentrant sur ce timbre de voix si particulier, ne te
regardant plus car perdu dans ce seul sens que je monopolisais, les yeux
irrémédiablement clos, le système nerveux disloqué, le rire sibyllin et ludique
d’un petit singe farouche et malicieux. Mes yeux s’ouvrirent alors, pour découvrir un décor vide : ni
arbre, ni singe. Et toi, toi qui
pourtant te ressemblais trait pour trait, et qui n’étais pas toi, mais quelque
chose d’autre, t’étais transformé en cette momie que je me suis surpris à serrer
fort contre moi, si fort, que tu t'es effrité dans mes mains jusqu'à tomber en cendres
- et moi avec.
*
Je ne pense pas
si souvent à lui, je le jure, mais parfois, c’est idiot, il m’arrive de
m’emparer de mon cellulaire pour regarder si j’ai un message de lui, un SMS, ce
qui est impossible. Purement impossible. Il pourrait cependant m’envoyer un
courriel, d’un cybercafé, à l’autre bout de la planète, un petit mail qui
dirait « Bonjour, Nicolas, tout va bien ici dans la cité des Anges ».
Mais ça, franchement, je ne regarde même
pas.
Découvrez Cocteau Twins!
25 octobre 2008
Pure Torture
J’ai toujours
été transporté par les amours impossibles, ou mieux : les amours platoniques.
C’est une pure torture. Depuis l’avènement d’internet, je me régale de ce plat,
comme d’autres de pâtisseries, ceux qui, par peur de grossir, se contentent de
la frustration de jeter sur celles-ci un regard chargé de désir, jusqu’à
provoquer la colère des muqueuses, buccales, les muqueuses, le désir
irrépressible de posséder.
Une pure
torture, donc. Et je suis me servi, désormais, une part de ce délice, à me
perdre dans ces dédales de pensées, entre réel et virtuel, concret et
imaginaire, à l’envisager, lui, le garçon des nuages, traversant à perdre
haleine ce couloir qui nous séparais depuis des mois : les mots, d’abord rares,
qui se multiplient, et avec, des intentions et avec ceci, une prise de
possession lente et progressive qui, toutefois, n’exclut pas le réel.
Torture moins
douce, cependant, lorsque je l’ai vu, de l’image inanimée, passer en image
animée, le sachant véritablement vivant, ce garçon des nuages, plus beau encore
que sur les photos, avec ce sourire d’enfant éclatant sur l’ovale de son
visage, à ne plus savoir qu’en penser : il est trop beau pour moi, il a quelque
chose d’arrogant, il sourit bien trop, et trop souvent, il m’a tout l’air d’un
poseur et moi, je déteste les poseurs, pire encore : il gigote devant
l’œil mécanique de la même façon que moi, ne sachant pas rester immobile, il
fait tellement le beau qu’il ne m’écrit plus, pas une ligne alors que
précisément ce sont les mots qui me tiennent à lui et non sa petite gueule
d’ange. C’est un plongeon, crash imminent.
Mais pure
torture :
Quelques jours
plus tard, il m’a fait ses adieux : il part pendant neuf jours sur un
autre continent : je sais que je ne puis l’atteindre et cela me donne envie de
le serrer fort, fort dans mes bras, de le plaquer contre mon corps jusqu’à me
fondre en lui, l’envie angoissante et éclatante d’en être amoureux.
Découvrez Jay-Jay Johanson!












