02 janvier 2010
Goodbye 2009 / Hello 2010

2009 s'est terminé et, bilan, cette année-là, je n'ai rien écrit, outre une auto fiction avortée, et le présent journal Querelle(S) et malgré mes quelques anciennes œuvres prêtes pour être éditées, je n'ai rien publié. Soit. Il est vrai qu'un travail à temps complet n'aide pas et que les événements prennent parfois des tournures qui bloquent l'inspiration et l'envie d'écrire ; je n'ai toutefois pas chômé, ces deux derniers mois - allez, un peu de pub :
J'ai réédité mes 5 romans (Disconite, L'Enfance d'une Garce, EX Nihilo, Goran, Les Protubérances) via TheBookEdition, une plateforme qui propose des ouvrages de meilleure qualité, des tarifs moins chers et des frais de ports enfin abordables, France oblige.
J'ai également réédité mon recueil de nouvelles gays Nuits Closes, ainsi que la première partie de mon journal Querelle(S).
Le seconde partie de Querelle(S), ainsi que mon sixième "roman" Dramarama (que l'on peut voir ci-dessus, et ci-dessous sur les photographies) sont en cours de correction et sortiront l'année prochaine, avec le recueil de poésie prévu pour cette année (datant de 1995, corrigé) et une anthologie de nouvelles datant de 1993 à 2000 (en cours de correction.) également prévue pour 2009.
Toutes ces œuvres sont et seront à l'avenir disponibles à cette adresse, ainsi que les suivantes, encore à l'état fœtal, avec leurs descriptifs respectifs, ainsi que des extraits :
THE BOOK EDITION
Je pense également m'occuper de mon site, laissé à l'abandon en 2008 / 2009.
Voilà pour clore 2009, de mon côté et... ouvrir 2010.
Bises et à demain pour la prochaine Querelle :)
22 novembre 2009
En attendant Querelle
Réédition de Querelle(S) (2007/2008), version papier sur thebookedition en attendant Querelle(S) 2 (2008/2009) et la suite éventuelle du blog.
Un petit coucou, en passant, à mes lecteurs et mes "blogopotes" vu que je ne parviens toujours pas à écrire et que j'essaye au maximum de ne pas être chez moi, ce qui fait que je perds un peu de vue tout le monde. Je vais plutôt bien, malgré certains moments difficiles, quand je suis seul. J'espère revenir vite. Bises à tous.
Voici donc la réédition en question :
Détails de l'édition :
Toutes les rééditions de mes livres ici :
NICOLAS RAVIERE CHEZ THEBOOKEDITION
11 novembre 2009
En attendant NiKo III
Voici la suite de mes rééditions sur Thebookedition, plateforme d'auto édition française. Ici, L'Enfance d'une Garce et EX Nihilo, respectivement mon second et troisième roman.
L'Enfance d'une Garce
Joséphine n’est pas une enfant comme les autres. Dès l’âge de quatre ans, elle a une étonnante conception du monde et des choses qui l’entourent : elle n’aime pas sa mère, ni les gens du village, elle parvient à faire renvoyer la bonne, déteste les autres petites filles avec qui elle refuse de jouer, torture son chien, ignore sa petite sœur, n’éprouve absolument aucune peur vis-à-vis de la terrible institutrice ; puis, un jour, poussée par la curiosité, elle découvre un nouvel univers en se liant d’amitié avec le nouveau voisin, Monsieur Arnauty, un professeur de piano que les gens du village méprisent et appellent « l’inverti ».
EX Nihilo
EX Nihilo : rien ne naît de rien. Et pourtant... Point de départ : après huit ans d’absence, Christophe, ancien étudiant alcoolique et communiste, revient du Soudan. Il désire revoir Simon, à qui il n’a jamais donné signe de vie depuis... Simon ne se souvient qu’à peine de lui, mais peu à peu, au fil des heures et des coïncidences, l’histoire se reconstruit d’elle-même.
Après Disconite et L'Enfance d'une Garce , Nicolas Raviere explore de tout nouveaux concepts et univers pour ce troisième roman qui se passe cette fois-ci entre Lyon et Dijon et mélange habilement les genres narratifs (autobiographie, auto fiction, théâtre, ainsi qu'une version revisitée façon "gay" du célèbre conte "Le Petit Chaperon Rouge"...).
Toutes les rééditions de mes livres ici :
NICOLAS RAVIERE CHEZ THEBOOKEDITION
15 octobre 2009
Transition
Ironie du sort
: ma mère ne s’est pas fait ouvrir le bide comme un poisson et moi, bien sûr,
je n’ai pas baisé : je suis devenu malgré moi dame de compagnie pour lesbienne,
le temps d’une soirée. Doit-on nécessairement s’efforcer d’accepter la réalité,
telle quelle, la transfigurer, pour la dénaturer ou bien la rendre acceptable ?
Et bien non. A partir de ce jour, je délaisse Querelle quelques temps, le temps d’écrire une
autofiction qui commence ainsi : aujourd'hui ma mère se fait ouvrir comme un
poisson et j'ai envie de baiser. Et qui se terminera d’une façon que
j’ignore. Ou quand la fiction rejoint la vie.
A dans quelques
semaines, donc, à moins que le démon de la confession ne me ronge à nouveau. : aucune certitude ne peut être établie à présent concernant ce que je désire. En attendant, je risque de sortir trois livres, déjà prêts depuis quelques temps, la seconde
partie de Querelle en version papier, et trois de mes romans déjà parus vont
être convertis sous peu en édition de poche sur une plateforme d’autoédition
plus abordable et… française. Après tout, c'est bientôt mon anniversaire.
Et n’oubliez pas, quoi qu’il arrive, que je reste joignable par courriel ou par Facebook et surtout que Big Bro vous observe !
A bientôt muchachos :)
23 septembre 2009
7 Orifices
Tata
Jacqueline, une invention virtuelle débile moins lourde que la Bible et
cependant plus évidente m’a conjuré de ne point me mettre à la plongée
sous-marine, et de ne point côtoyer le grand café des requins blancs, aussi me
dois-je de renoncer à sonder mes abysses, sous peine de m’y noyer. Ou pas.
Telle est la pulsion de mort, qui chaque jour combat son avatar, qui la
façonne.
Foin des
cercles vicieux : j’ai trop parlé de cela de par le passé et Lui, que j’ai
frôlé de mon corps, n’a point effleuré ma plume acérée : parler de l’homme avec
qui l’on partage quelque chose serait, d’après mon expérience ridicule,
condamner le bonheur possible entre ces entités complices, de même que parler
du futur roman le voue à ne point naître - il est impossible, en outre, de se
prévoir une destinée.
Et puis, si
j’ai dit que nous étions tête-bêrche, lui and me, j’ai menti, je l’avoue ;
l’écriture n’est-elle pas mensonge, la littérature un palimpseste ? L’écriture
n’est-elle pas une pollution, une émanation de l’esprit filtré par une
confluence d’espoir et de cynisme, un entrelacs de points de vues, une
construction plus qu’un constat ?
- La bouche,
quoi qu'il en soit, n’est qu’un orifice
Sa bouche
est un gouffre mou.
La maladie s’y
dessine, insidieuse, au bord de l’orifice ; certains clients qui ne viennent
pas sont victimes de la grippe à la mode, qui d’un coup les démode. Un client a
même disparu dans l’Orifice du temps.
Depuis hier,
m’a avoué la secrétaire, nous n’avons pas réussi à le joindre. Il a disparu.
Nicolas Raviere
a disparu lui aussi, ses amants sont calcinés, dans la fosse sceptique de ses
pensées. Ses amours renaissent certaines nuits, comme des fantômes, le frôlent
dans des rêves tragiques, sans queue ni tête, sans orifices.
L’envie de
plaquer la salope sur la photocopieuse est réelle cependant, mais anecdotique.
On honore moins
les morts que les culs.
Un jour
peut-être je comprendrais le lien qui m’unit à ces existences confuses, qui
cherchent en moi quelque chose de saint alors que tout en moi respire la
pourriture, le fécès ; un jour, sans doute, je vengerais cette fortuite
disparition du temps, ce trou noir qui m’a absorbé, parce que je suis une arme,
une arme en mouvement, qui n’a pas trouvé son point d’impact, mais prend
conscience, peu à peu, de sa puissance.
- Mon cul !
13 mai 2009
L'Enclume des Jours
J’ai toujours
cet horrible goût de vomi en moi, nonobstant le paradontax et des images qui me
reviennent, par parcelles, de ma dernière soirée. C’est que je me permets un
peu tout, c'est-à-dire, par exemple, verser du jus d’orange sur un garçon que
je ne connais point, à deux reprises et sur le sexe. Mais n’importe quoi ! Les
faits (et les fées aussi, pourquoi pas) me donnent une impunité que je suis
bien le seul à condamner, du moins expressément. J’ai l’impression étrange et
sinueuse d’avoir tous les pouvoirs face au néant, de pouvoir le façonner à la
façon d’un architecte mais, quand il s’agit de la réalité, d’être le premier
des castrés.
La réalité
déréglée, par des drames toujours plus nombreux qui se faufilent autour de moi,
je ne parviens plus, cela est triste, à me masturber si facilement,
convenablement : j’utilise alors quelques supports maudits et vains, car
immédiats, un peu de mon imagination dérangée, auxquels j’additionne par des
procédés plus pervers encore des réalités de loin plus cruelles ; un peu comme
dans le porno, il y a toujours cette surenchère vis-à-vis du fantasme qui fait
que tout cela n’a plus aucun sens, surtout après jouissance. Je ne sais guère
pourquoi j’évoque cela, du reste, je ne sais pas trop pourquoi j’écris,
présentement, ce billet, et pire encore : les précédents. Cher journal,
j’allais te quitter, et j’ai sans doute encore besoin de toi, pour des raisons
différentes, sans doute plus singulières.
Te raconter des
histoires, des histoires qui ne sont pas salades, et te parler de salades,
aussi, pourquoi pas, de crudités ; mon cher journal, j’ai décidé d’abandonner
les promesses vaines du chocolat ; mon cher journal, j’ai de nouveau renoncé au
sexe dans sa dimension dirons-nous bilatérale ; mon cher journal, j’ai omis de
mentionner pour ne pas que tu me prennes pour un fou, une folle, un désaxé, ou
un joyeux luron vaguement déluré, mon escapade buccale avec cette femme et
même, avec un peu d’audace, si j’ose, non je ne peux pas, et je me tais […].
Suffit que la mémoire flanche, pour tout effacer. Tout cela n’existe pas. Ce ne
sont que des mots, des silences.
Il est tout un
monde dehors, qui m’attire et m’exaspère, plus de raison encore de faire place
au silence et table rase de tout, reprendre enfin la plume, renouer avec ma
seule vocation, rejoindre la Fiction. Dans quelques jours, je reprends le
chemin morne mais confortable de la vie active. Je retrouverai mes charmantes
collègues, une pléthore de clients à satisfaire, renouerai tel le phoenix avec
des situations festives, parfois ennuyeuses, pour le meilleur et, qui sait,
pour le pire. Mon costume, ma cravate me manquent : n’être plus soi pendant
huit heures, chaque jour, c’est un privilège. Et ensuite, peut-être, se
retrouver enfin tout à fait, finir un sixième roman, écrire un septième.
L’achever. Puis mettre les Voiles.
09 mars 2009
Fractions
Cela fait quelques mois que
je me plains de ne plus avoir de temps pour moi (- et pour me consacrer de
nouveau à l’écriture -), c'est-à-dire d’avoir le loisir de ne rien faire
suffisamment longtemps pour me sentir libre et vivant : curieux paradoxe.
L’idée de rejoindre la solitude, trésor abandonné, était si violente que
retrouvée l’espace d’un week-end, celle-ci fut déceptive, au point de faire
ressurgir quelques démons ; des petits souvenirs comme du verre brisé,
pénétrant le derme, la conscience qu’une vie sociale est à la fois
bourdonnement et vide.
Aurais-je une fois encore
décidé d’ouvrir une mauvaise porte ?
Pour m’empêcher de
réfléchir, et même, n’ayons pas peur des mots, pour « conjurer » ce semblant de
malédiction, je me suis vautré des heures durant devant une fiction hautement
sirupeuse, animée par des personnages liftés et hauts en couleur. Puis, docile,
je me suis résolu à conserver tant bien que mal quelques traces écrites de ce
précédent week-end passé avec mon frère, en consignant à contrecœur quelques
données à la fois essentielles et superflues, pour mémo, parce qu’il me semble
que ma mémoire vacille un peu, quelquefois, parce que surmenée.
Mais ceci n’est qu’un faux
prétexte. Je ne l’ai pas fait pour moi. Ni pour lui. Mais pour le journal. Pour
ceux qui le lisent. C’est ridicule.
Voilà des semaines
maintenant que je n’écris plus pour moi, d’où l’utilisation de titres qui ne
sont plus des créations mais des titres de films. Et des billets qui ne sont
plus authentiques, mais des sortes de remix, clins d’œil, auto
citations. Tout cela n’a strictement aucun sens, j’en conviens. Qu’aurais-je à
écrire puisque, de plus en plus plongé au milieu des autres, je me perds chaque
jour un peu pour moi-même ? Ma vie n’est plus qu’une suite de 1 et de 0 que je
m’évertue à trier, pour faire la pluie et le beau temps. J’espère qu’il me
suffira de dire cela, de le mettre noir sur blanc, pour que mon esprit de
contradiction se réveille une fois encore, mette à mal mon discours aussi
pourrais-je sans doute écrire de nouveau - et vivre, puisqu’il me semble que
l’un ne va pas sans l’autre.
01 février 2009
Limites d'un Corps Ecrit
Cette fin est une déroute, un mensonge,
une ironie.
Et un immense clin d’œil aussi large
qu’une raie
Pas une raie
manta, mais : celle dont le sourire se dessine en deçà des bols de peau.
Et c’est plus que cela : de
l’intertextualité.
L’intertextualité
me fait jouir. Il me faut bien quelque chose pour jouir et jouer, car je suis joueur et privé de jouet ad
vitam par les choix que je m’impose. Quoi que je fasse, où que j’aille, ces
petites tragédies ne prendront jamais fin, puisqu’elles m’alimentent.
Sur ce constat
qui n’est point nouveau, que faire présent ? Quelle direction prendre ? A quel
god se vouer ? Je veux tuer Querelle une bonne fois pour toute mais Querelle
Seblon, cette connasse à mi-chemin entre la diva et le clochard, dit : je ne
veux pas mourir.
Qu’il en soit
ainsi.
?
***
Nous sommes
parti bien malgré nous, avec ce satané Querelle, sur le principe que le journal
susnommé est devenu une sorte de roman, une autofiction garantie 100 % sans
mensonge aussi exhaustif qu’un emballage et non point transparent comme une cellophane, avec un esprit de suite par trop prononcé, un suspense à bouffer
des sucettes, tout cela qui trahit l’esprit originel de Querelle. Or, on ne
promène pas un livre au travers de l’orifice rondelet d’un Glory hole, afin
qu’un œil plus ou moins exercé puisse, satisfaisant ainsi son doux vice, suivre
quelque chose qui ressemble plus ou moins à une histoire, et donc à une vie. On
y introduit plutôt de la chair -
alimentaire - des organes chauds, vivants, bouillonnants, émancipés dans la
frénésie de l’instant et non des cadavres congelés, des cadavres autopsiés qui,
finalement, n’ont plus de saveur, dédaignés des vers, aux cernes béants,
alignés devant un chirurgien un peu fou et vaguement diplômé. Cela ne se fait,
ce n’est pas bien.
Découvrez Radiohead!
17 janvier 2009
Interlude : Des vœux et Résolutions d’un champ de Raves
Je devrais
kidnapper une fée et lui ordonner, après l’avoir torturé, coupé ses ailes d’un
fin stylet comme celles d’une mouche au tranchant étincelant d’un scalpel, de
me donner le talent et le temps d’écrire de nouveaux romans, de poursuivre
Querelle a un rythme plus soutenu encore, une bandaison sans fin dans l’univers
de la création, une purulence extrême à la lèpre de mon univers, plutôt qu’une
jachère stupide à laquelle je suis coutumier parce que ce sont les mots qui
m’ordonnent et non moi qui les commandent. Ou bien, je tuerais cette petite
fée, je l’écraserais entre mes doigts, je la broierais d’un coup de mâchoire,
carnassier comme un végétarien rompu à se sustenter de pommes de terre crues. Et si j’ai l’âme sereine et bien, je la
noierai dans un verre de vin, de vin rouge pour qu’il ne soit pas loisible de
voir son sang se répandre.
Meilleurs voeux 2009 :)
12 janvier 2009
Etonne-moi ! (ou pas)
Je suis
manipulateur, manipulateur au-delà du possible puisqu’à mon insu, je brode des
histoires que j’entraperçois et qui se matérialisent, par mon intervention,
comme si, d’un coup de stylo, j’écrivais une nouvelle, un poème, un roman qui,
de même qu’un fait divers, au-delà de sa substance narrative, est chargé de
conséquences comme tant d’univers possibles, planqués derrière des portes à
peine esquissées. Mais je ne veux pas te perdre, lecteur. C’est ainsi, pour
cela, que je lui ai demandé, après quelques réflexions utilement inutiles,
suite à un pari que nous avons fait et que j’ai gagné, dont je ne me souviens
plus la contenance - faute d’une mémoire capricieuse et terriblement sélective -
de m’étonner. N’ai-je pas longtemps maugréé dans ces pages et ces pages de
confessions vaines et stupides que je manquais cruellement d’étonnement ?
Mais ce que
j’attendais, tu ne le devineras jamais, c’était, finalement, de ne point être étonné.
Je lui ai donc dis,
comme cela, avec mon tact légendaire :
Tu as
jusqu’à minuit pour m’étonner, sinon, nous ne nous reverrons plus.
J’ai vu K
paniqué (il ne fallait pas lire : j’avais qu’à pas niquer, you’re such a
pervert), s’absenter de la conversation qu’il menait pourtant de bout en
bout, puisque fort d’une logorrhée puissamment évocatrice, concernant la
découverte de sa sexualité et ses pratiques aquatiques, dans l’halitueuse
sphère des saunas poissonneux et lubriques. Il ne savait pas, alors, qu’il
m’étonnerait deux fois de suite, successivement, et ma voyante non plus ;
n’est-il pas après tout des portes que nous ne voyons pas, parce qu’elles nous
sont ouvertes ?
Découvrez Garbage!



















