13 septembre 2008
Atropos (Interlude)
La Dernière Querelle : XV
Une heure plus
tard, lorsque j’ouvris les yeux, la voiture s’engagea dans un virage, derrière
lequel se dessinait l’immeuble où réside ma mère, ainsi que cette sœur qui,
désormais, n’est plus mienne. La voiture arrêtée, je suis descendu sans un
bruit, m’emparant, une fois le coffre ouvert, de ma valise, mettant
définitivement fin à ce cauchemar. Je savais en mon for intérieur que je ne
reverrais plus ces gens : depuis bientôt trois ans, je m’ingénie à éviter le
moindre conflit, à enrayer ces querelles bénignes qui nous relient à autrui,
lesquelles nous pourrissent la vie, quand je ne peux les étouffer dans l’œuf. A
la manière d’une Parque, je coupe le fil. Je ne suis pas Lachésis, je n'aime
pas le pronostic ; je ne joue pas au PMU, avec l'existence. Ce n’est point
courageux, de disparaître ainsi. Sans doute serait-il plus sage de faire table
rase des différences, de trouver un terrain d’entente, ou pire : de pardonner.
Seulement voilà, je ne suis pas fait pour ça, pour pardonner. Aujourd'hui, plus
que jamais, je m’obstine à croire que je n’ai besoin de personne. N’ai-je pas,
à bout de bras, ma valise, que je pose à mes pieds, infernal talon d’Achille, pour
appuyer sur la sonnerie, une fois le nom de ma mère devant les yeux ?
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01 août 2008
Persistance : une ombre
Alors, le sang
ne s’écoule plus, le sang se fige, et les membres, alentour, ils
s’engourdissent. Quelqu’un peut trancher cette veine, et c’est explosion, le
jet d’hémoglobine, la substance liquide, purpurine, qui se vide, le corps qui
s’évide, la fin possible de toute érection, l’hémorragie. Tout ceci semble
tragique : l’est-ce vraiment ? N’est-il pas vrai que le tragique existe, pour
que nous puissions profiter de son absence, à sa juste valeur ?
Moi, j’ai honte
d’être heureux, maintenant, d’être heureux en ce jour, d’être heureux en ces
jours, alors que mon frère, ce frère que je ne connais pas, à traversé l’enfer,
un enfer que j’ai connu, voici quelques années.
J’ai honte
d’être heureux, quand j’entends la tristesse de mon meilleur ami, que je ne
puis aider que par la parole, les conseils, une présence qui n’est à mon sens
pas suffisante. Comme il est honteux de ne pas être magicien.
J’ai honte
aussi de vouloir continuer ce journal alors que depuis cinq jours, je n’ai plus
rien à lui dire. Oh bien sûr, j’écris ; mais sur moi : qu’ai je à dire, alors
que tout va, qu’il n’est pas de zone d’ombre ? - A part cette honte, cette
désynchronisation d’avec mes semblables, qui me pousserait presque à mettre la
clé sous la porte, renoncer au bonheur, comme ça, par pur souci d’égalité ?
Découvrez Dusty Springfield!
30 juillet 2008
Wyrd
La pythie
revient, nécessairement ébranlée. Mi-consciente, elle mâchouille ses feuilles
de laurier sans sucre puis me chuchote un petit secret, que je me dois de coucher
par écrit :
Maniable et
malléable ne sont pas des propriétés de l’existence ; mais les voies qui la
conduisent, elles, le sont et même terriblement. Avant cette prise de
conscience, avant cette prise de contact, avant cette prise d’assaut,
l’horizon, à perte de vue, angoisse, oppresse, moleste parfois.
Des armées se
conduisent par narcotiques.
L’étonnement
des enfants, reconduit en l’adulte, serait quelque chose de merveilleux.
Ces deux
parades ne sont-elles pas fabuleuses ?
Aussi,
finalement, il ne m’importe pas tant de savoir la réponse à ma question, laquelle tient en peu de mots
: ingwaz / othalaz / sowilo.
Ou que les
pythies préfigurent les fan(atique)s.
Sopor Aeternus & The Ensemble of Shadows!
....
Et, dans le Journal Inversé, un texte, un oiseau, un enfant : La Pénitence Amoureuse.
29 juillet 2008
Les Métamorphoses de la Vierge
Il n’est pas de vertige plus doux qu’un baiser qui s’immisce, au goût de fer, de sang, lèvres mordues, en des décors vides qui défient l’imagination : des murs écrémés, des draps blancs, étendus à l’infini, bardés de deux corps en croix, cimetière amoureux. La nudité de la pierre, la présence des Chairs. Sur une table basse, un vase sumérien darde, phalloïde évasé, l’orchidée déchirée par le désir, fissure lente et cruelle par laquelle s’écoule la sève glutineuse de mon désir perdu, écumant le crépuscule.
Je le porte à mes lèvres, ce suc étrange, et je vous regarde, expiant mes crimes par la délectation que vous offrez à ma vue ; la respiration de vos corps, cependant, trahit la photographie. Et l’œil oblique, par delà la fenêtre, au sens du vent qui file à l’horizon. Vous rejoindrais-je un jour, par delà le champ infini de ma vision ? Je sens ta langue agglutinante infuser mes sens, de la sphère aux hémisphères et tes énigmes qui se défont comme des nœuds, seconde par seconde, térébrante vibration ; la mort subite et cruelle des origamis, la disparition lente et nocturne des ombres chinoises amarrent la nuit et silence, l’achèvement.
Et, tandis que vos corps se détachent, je me sépare de mon siamois, pour rejoindre ma contemplation : un lingam cunéiforme tranchant le soleil, dont le rayon est lame, éclate des larmes, vapeurs de nuage, trouant l’inquiétude du ciel gris, effleurant comme une lame la gibbeuse, miroir lacrymal.
Monologue d’une vestale devant son temple, qu’ourle le crépuscule coupable de la chambrée : A l’homme qui est parti, j’ai dit : tu ne sauras rien ; à celui qui entrera : tu n’en sauras rien ; car chacune de mes évections est une éviction.
Retrouvez d'autres textes sur le Journal Inversé.
28 juillet 2008
La Céleste des Jeux
Dieu peut
s’affranchir de la religion, mais la religion, elle, ne peut pas s’affranchir
de Dieu ; un peu comme un loto exhibant la promesse d’une vie meilleure,
par l’opulence étalée de chiffres abstraits et redondants, chiffres qui
auraient le pouvoir immense de transformer la réalité. Qui s’intéresserait à
ces jeux, sans cette promesse subséquente ?
Mais je veux
parler de l’Idole : l’Idole n’est respectée que par le miracle qu’elle
suppose, sans quoi elle est vaine, stérile, n’apporte rien à l’humain. La
spiritualité ne saurait s’installer dans cette dépendance. Pourquoi donc nous
faut-il ces totems, si ce n’est pour s’extraire de nos mortelles conditions ?
Découvrez Korn!
15 juin 2008
Diaclase du Moi
Depuis quelques jours, j’ai
accepté ce secret de famille, depuis quelques jours, je devrais, en
conséquence, me sentir libre, sentir en moi une sorte d’allégresse, aussi vive,
je présume, que le fut ma curiosité. Hélas, il n’en est rien. Depuis quelques jours,
j’écoute souvent ce disque à la couverture grisâtre, bardée de visages désuets, sourires figés,
fictives trisomies ; je me perds dans ses tristes mélodies et, lentement, je
m’éloigne de moi, parce que ce disque me ressemble. Musique progressive. Mais
voilà… Depuis quelques jours, je me désintègre : c’est tout juste si je ne suis
pas mon propre spectateur, non plus l’artisan de ma propre division.
Aujourd’hui, c’est une
fatigue dense qui m’enserre, des idées noires qui macèrent - seules sont percutantes les percussions :
ce disque ne cesse de hanter mes tympans : je suis irrémédiablement dans
l’attente d’une chose qui ne vient pas et ne sais mon attente. La vie me montre
du doigt des vérités que je ne puis accepter, parce qu’elles remettent en cause
les fondements mêmes de cette maison que je suis censé avoir construit, avec
les matériaux qui me furent légués. Ou bien est-ce tout simplement le ciment
qui craquelle, le ciment dur des murs couverts de vergetures, sinueuses, profondes
mais néanmoins invisibles à l’oeil nu ?
Qui aime les remises en
cause ?
Ceux qui regardent les
paysages, indubitablement.
Je ne regarde pas les
cartes postales, je n’y appose pas même un vœu, je suis incapable d’y broder
mon adresse parce que, tant que mon corps bouge, je n’ai pas d’adresse, je ne
suis « résidant ».
Certains dépriment après
l’amour, lorsqu’ils ont joui, une fois les bourses vides, allongés à côté d’un
corps aimé, d’un corps étranger, le corps, le leur, qui dort, lénitive sensation,
petite mort. Certains dépriment parce qu’ils sont fait pour ça, et même s’y
complaisent : n’est-il pas parfois délicieux d’être martyre voire d’être son
propre bourreau ? Certains dépriment, ils ne savent même pas pourquoi.
Tout cela pour dire qu’elle
est enfin venue à moi pour me dire, me montrant du doigt, me toisant
véritablement, avec l’air éventé des grandes dames surannées, de celles qui
secouent un éventail avec la force d’une belette, la grâce d’une louve : mais
qu’est-ce que tu croyais ? Longtemps tu t’es fourvoyé, pauvre idiot, dans ce
confort suffisant, par pur orgueil, et maintenant tu le vois, tu le vois de
tes yeux : tu ne te suffis plus.
Oedipe et Tirésias
devraient être des modèles.
Découvrez Cosmos70!
11 juin 2008
Tout sur mon père
J’aurai bien aimé apprendre cela, en revanche : que mon
géniteur ne soit pas mon père. Peu importe, puisqu’il me reste de cet homme qu’un
seul souvenir, souvenir qui n’a rien de chaleureux. Néanmoins, bien que je puisse me complaire tant que je veux dans
l’Œdipe, m’y vautrer avec délices, avec toute la rancœur que je suis capable
d’éprouver, je l’avoue, malgré tout, j’aurai aimé, sans doute, apprendre que
j’ai un père, un père qui ne soit pas cet homme dont je porte bien malgré moi l’un
des prénoms – cicatrice, balafre, marisque sur carte d’identité. Mais il n’en
est rien et je compose très bien avec cette vérité : cet homme, mon géniteur,
est mort, défunt, trépassé, il n’appartient plus à ce monde. La mort a ceci de
rassurant qu’elle finit toujours par effacer les ordures de la surface du
globe. Voilà au moins une loi de l’univers qui, en plus d'être juste, est parfaitement séduisante.
23 mai 2008
Aléas du Pornographe
L’alibi des
métaphores est séduisant, tout autant que celui des fables, dirait un
pornographe repenti, à ses muses fripées, à la face d’un monde décrépi qui
s’est copieusement nourri de ses vices. Mais je ne suis pornographe dans mes
écrits puisque la pornographie est toujours gratuite, si l’on exclut le fait de
vouloir donner du plaisir à son lecteur, évidemment, de vouloir le faire jouir,
en stimulant son imagination, plus ou moins. J’ai envisagé d’écrire un livre
pornographique, avec un peu d’orthographe toutefois, pour décevoir Rimbaud.
Pour ce faire, je pensais utiliser un pseudonyme puisque la magie de
l’anagramme me prédispose au cul. Je ne parle pas de mon nom d’auteur, mais de
mon nom de famille réel, qui, secoué, toutes lettres mélangées, pue le sexe,
comme certains regards en biais ou frontal, droit devant, sur toi, sur ton
humble personne, avant que ces êtres dévolus à l’action ne fondent sur toi,
proie d’alcool au corps épandu sur les noirs sofas de la déchéance : souvent,
ils ont du mal à détacher ma ceinture et cela me fait jouir, un peu comme si je
portais une ceinture de chasteté, tu vois ce que je veux dire lecteur, une
ceinture de chasteté, ce coffre fort moyenâgeux pour vagin. Quand ils y
parviennent, le jeu perd singulièrement de son intérêt. Peut-être ne le sais-tu
pas, mais certaines de ces ceintures avaient des dents, un peu comme le vagin
de cette blonde dans le film Teeth. Ah ! Le mythe du vagin denté, source
d’inspiration, même pour les homosexuels. Nous devions voir ce film avec
F. mais pas de nouvelles. Mes amis sont magiques : ils m’appellent et prennent
de mes nouvelles que lorsque leurs petits amis sont loin, indisponibles, sinon,
je n’existe pas dans leur paysage. Il y’a plusieurs façons de boucher les
trous. Moi, j’ai longtemps été celui qui tient la chandelle : ce n’est guère
mieux, assurément. Pour V et son fasciste d’ex petit copain, qui m’a
cordialement détesté, par exemple.
Je serais un
pervertisseur pour l’âme, je subtiliserais le libre arbitre de mes amis, pour
leur découvrir une liberté qu’ils ne supposent plus, ou pire : qu’ils ne
supposent pas. Tout cela, c’est de la belle connerie. L’écriture est bien moins déceptive.
Quant à mon
petit ami : lui n’a pas non plus désiré voir Teeth en ma compagnie. C’est
chelou, qu’il m’a dit. Ces mecs de vingt ans, ils ont un langage curieux,
des goûts qui le sont encore plus. Ils ne sont pas encore tout à fait formés et
combattent pour ça comme des murènes effarouchées, ils vous disent, fade
conjuration : je suis mûr, j’ai vécu beaucoup de choses, j’ai sucé beaucoup de
queues moi aussi, du genre, je collectionne les trophées. Est-ce bien
nécessaire ? N’est pas pornographe qui veux. L’intérêt d’une personne ne se
mesure pas à ce qu’elle a fait : nombre de personnes se dispersent dans beaucoup
de choses, d’actions, de sports, d’achats, de voyages pour dissimuler leur évidente
vacuité. Mais les goûts, ah ! Les goûts, en art - musique, livre, films… -
c’est cela le véritable baromètre, c’est cela qui détermine la maturité d’une
personne et pas seulement ce qu’il a vécu : la vie se situe dans les rides,
l’existence, elle, est le miroir de ce que nous aimons, la somme indéfectible
des confluences de nos inclinations. Dis-moi ce que tu lis, je te dirais qui tu
es. Dis-moi ce que tu écoutes, je te dirais qui tu es. Dis-moi ce que tu
regardes, je te dirais qui tu es. Dis-moi qui tu baises… Hum, en voilà un
mystère.
21 mai 2008
Hard Dandy
Il n’est pas de
mise à mort plus sulfureuse que celle de l’ascétisme, pas même un dépucelage et
je ne dis pas cela parce que le mien fut un massacre, mais parce qu’il s’agit
là de « nouvelles » nourritures pour l’esprit et le corps, que ces deux opposés
sont alors réunis dans l’acte et la conséquence, avant que de se dissocier, une
fois de plus, pour le meilleur et surtout, pour le pire. Il n’est en ceci
question que de perspective et de perspective uniquement. Je m’élance donc en
avant ; lors même qu’on ne s’improvise pas Icare. Tôt ou tard, quelque chose me
brûlera ; dans cette attente, je ne puis me consumer sans penser à ces délices,
cet écheveau inextricable de détournements de situation - comme avec lui par
exemple : il m’a fait mille compliments, il a dansé pour moi, qui l’ignorais,
le condamnais, je lui ai dit, pendant plus d’une heure : non, je ne sortirai
pas avec toi, jamais. Il a pourtant tout essayé encore et encore, jusqu’à ce
qu’il m’embrasse, et que je lui rende son baiser : voilà un acte de ma part qui
était savoureux, que je n’ai pas très bien compris et qui m’a plu. Me plait-il
toujours ? Assurément. C’était à la Peau. Encore ce lieu miteux, encore la lie
de l’humanité, séjours en abysse. Un adorable a joui contre la porte, pour le
plaisir de mes sens et depuis, ah depuis, il ne me quitte plus, en pensée. Mais
n’est pas l’élu de mon cœur, sans doute celui de mon esprit, peut-être une
sorte de méta frère, ou de méta soeur - croquer le fruit serait se damner. Ce
sont là deux raisons différentes, qui ne peuvent coexister dans une réalité
saine et franche.
Hard Dandy avance toutefois, le ventre couvert de cire,
laissant derrière lui les ruines qu’il a trop contemplées, ses bras,
impeccablement levés au ciel, esquissent glorieux le rite du soleil. Hard Dandy
ne danse plus, délaisse sa silhouette convulsive au bord d’un gouffre nouveau.
Maintes sirènes léthargiques se posent contre lui, qui lui chuchotent dans son
oreille, susurrent des mots qui bruissent dans ses tympans, comme cascades et rivières
: Icare n’est pas Ulysse, Icare prend son envol, Icare sait mieux que personne le désir de l’homme de transcender les choses et le monde, cette tension permanente vers l’absolu, toujours, ce besoin inextinguible de dépasser
l’habitude et la médiocrité, mais Icare n’est pas Prométhée, il est son propre
Dieu, il est libre de se brûler, lui, et de tomber, tomber de haut, ultime
figure du libre arbitre - du signe du scorpion ?
/ Que veux-tu
aujourd’hui cher ange, cher démon ?
Ce que tout
le monde désire, et bien plus encore.
Et quel est ce
souhait, quel est ce désir ?
De l’amour, de l’amour,
de l’AMOUR…
Des lignes pures et un filet de sang !
06 avril 2008
Анекдот #3
Il m’a confié
s’être recueilli devant la sainte vierge, hier, pendant une heure et souvent
prie Sainte Rita, « patronne des causes perdues ». Il m’a dit d’une
voix distante : « je sais que cela te blase ». Mais mon cher, tout me
blase, à commencer par moi-même. A quoi bon agir, alors qu’il est plus facile
de prier : c’est à la portée de nous tous, cette forme pieuse de mantra, ce
succédané de sorcellerie. Qu’as-tu donc fait pour en arriver à une telle
résignation, que ta foi se dirige vers cette bondieuserie nauséeuse qui
n’approuve pas la vie que tu as mené, et dénie même la bonté qui gît dans ton
coeur parce que tu es un pêcheur, qui ne s’est pas repenti ? Pauvre hère !
Pauvre sodomite ! Maintenant que tes heures de lèche-vitrine appartiennent
au passé, est-ce pour toi un nouveau hobby, une nouvelle passion, ou bien le
Christ t’est-il apparu dans un rêve et t’as murmuré, dans le creux de l’oreille
: comme moi tu ressusciteras, et tu galvaniseras les foules, tu émerveilleras jusqu’à
ceux qui t’ont lapidé ? Serait-ce la crise de la quarantaine ? Ta vie fut,
feu ta vie, Sex, Drug, mais pas franchement rock and roll. Toi
ton truc, c’est plutôt la pop sirupeuse, les années 80, cela te rend
véritablement nostalgique. D'ailleurs, une partie de toi navigue encore là-bas,
enterrée quelque part. 1984, c’était une bonne année, par exemple, suffisamment
pour cacher ton cadavre. Va, je brûlerai un cierge pour toi. A ton improbable
résurrection.










